‹ Œuvres de CrébillonChapitre 126 sur 158 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

EGISTHE, TTDEE, ANTÉNOR.

ttd]£e.

liE roi vieat; dans mon trouble il faut que je l'évite.

ÙÈ ÉLËCtRË.

KOrSTSK.

Demenrez , et soaffrez qu'envers tous je m'ac^nltte. Aiousi que le héros brille par ses exploits, La grandeur des bienfaita doit signaler les rois, tout parle du guerrier qui prit notre défense : Mais rien ne parle encor de ma reconnaissance. Il est temps cependant que mes heureux sujets* Témoins de sa valeur , le soient de mes bienfaits. Que ponrriez-Tous penser , et que dirait la Grèce? ' Mais quoi ? vous soupirez ! quelle doifleur tous presse f Malgré tous vos efforts elle éclate , Seigneur ; Un déplaisir secret trouble votre grand cosur : Même ici mon abord a paru tous surprendre.

Avez-vous des secrets que je ne puisse apprendre f

TYDÉE

De tels secrets. Seigneur, sont peu dignes de vous; Je crains peu qu*un grand roi puisse en être jaloux. Permettez cependant qu'à mon devoir fidèle Je retourne en des lieux où ce devoir m'appelle. J'ai fait peu pour Egistlie, et de quelque succès Sa b0ntl| chaque jour s'acquitte avec excès.

S'il est vrai que mon bras eut part à la victoire , Il suffit à mon cœur d'en partager la gloire." Tfe m'arrêtez donc plus sur l'espoir des bienfaits : Les vôtres n'ont-ils pas surpassé mes souhaits? J'en suis comblé , Seigneur ; mon ame est satisfaite; Je ne demande plus qu'une libre retraite.

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