EGISTHE
Un intérêt trop cher s'oppose à ce départ :
ACTEU, SCENE IV. si3
Argot perdrait en tous son plos ferme rempart.
Des bérof tels que tous, sitôt qu'on les possède,
Spnt , pour les pins grande rois , d'un prix à qui tout cède<
Heureux si je ponTais , par les plus forts liens ,
Attacher pour jamais vos intérêts aux miens I
Je TOUS dois le salut de tonte ma famille ,
Et ne yeux poipt sans tous disposer de ma fille.
TT9U » à part.
Ciel 1 ah tend ce discours 7
«aiaiva.
Oui, Seigneur, c'est en Tain Qu'arec la paix un roi me demande sa main :
Quelque éclatant que soit un pareil byménée , An sort d'un autre époi^x ma fille est destinée; Sûr de vaincre avec tous , je crains peu désormais Tout le péril que suit le refus de la paix.
Il ne tient pins qu'à tous d'affermir ma pnissaoce. J'ai besoin d'une main qui serve ma Teugeance , Kt qui fasse tomber dans l'étemelle nuit L'ennemi déclaré que ma haine poursuit , Qui me poursuit moi-même , et que mon eceur déteste* Pointd'bymen, quel qu'il soit, sans la tète d'Oreste : Ma fille est à ce prix s et cet effort si grand , Ce n'est que de tous seul que ma haine l'attend.
TTt»BB.
De moi ? Seigneur? de moi ? juste ciel !
iGÏSTHS.
De Tous-méme« Calmes d« c« tranaporl la Tiol«BC« e»tr4|ne.
ai4 ELECTRE.
Quelle horreur vona inspire un si juste dessein i
Je demande un Ten|[eur, et non un assassin.
Lorsque, pour détourner ma mort qu'il «jurée,
J*exige tout le sang du petit-fils d*Atrée ,
Je n*ai point prétendu , Seigneur, que votre bras
Le fit couler ailleurs qu'au milieu des combats.
Oreste roit partout voler sa renommée ;
La Grèce en est remplie, et TÀsie alarmée;
Ses exploits seuls devraient vous en rendre jaloax;
C'est le seul ennemi qui soit digne de tous.
Courez donc l'immoler ; c'est la seule victoire ,
Parmi tant de lauriers , qui manque à votre gloire.
Dites un mot , Seigneur ; soldats et matelots
Seront prêts avec vous à traverser les flots.
Si ma fille est un bien qui vous paraisse digne
De porter votre cœur à cet effort insigne ,
Pour vous associer à ce rang glorieux
Je ne consulte point quels furent vos aïeux.
Lorsqu'on a les vertus que vous faites paraître ,
On est du sang des dieux , on digne au moins d'en être*
Quoi qu'il en soit. Seigneur, pour servir mon courroux
Je ne veux qu'un héros , et je le trouve en vous.
Me serais-je flatté d'une vaine espérance ,
Quand j'ai fondé sur vous l'espoir de ma vengeance ?
Vous ne répondez pointi Ah ! qu'est-ce que je voi ?
TTDix. La juste horreur du coup qu'on exige de moi.
Mais il faut aujourd'hui , par plus de confiance , I^ayer de v«tro««Bur l'affreuse confidence.