ACTE II , SCENE IV. 2i
Votre fille , Seigneur, est d*uii prix à mes yeux
Aa^dessns des mortels , digne même des dieux.
Je TOUS dirai bien plus : j*adore Iphîanasse ;
Tout mon respect n'a pu surmonter mon audace ;
Je Taime arec transport ; mon trop sensible cœur
Peut à peine suffire à cette rivé ardeur :
Mais quand , arec l'espoir d*ofitenir ce que j'aime.
L'univers m*offrirait la puissance suprême ,
Contre votre ennemi bien loin d'armer mon bras ,
Je ne sais point quel sang je ne répan<|rais pas.
Bevenez d'une erreur à tous les deux funeste.
Qui? moi, grands dieux! qui? moi , vous immoler Oreste !
Ah ! quand vous le croyez seul digue de mes coups ,
Sayez-Yoos qui je suis, et me connaissez-yous ?
Quand même ma yertn n'aurait pu l'en défendre,
JN'eût-il pas eu pour lui l'amitié la plus tendre ?
Ah ! plût aux dieux cruels , jaloux de ce héros ,
Aux dépens de mes jours l'avoir sauvé des fiotB !
Mais , hélas ! c'en est fait ; Oreste et Palamède...
ÉOISTHE.
Ils sont morts ? Quelle joie à mes craintes succède f Grands dieux , qui me rendez le plus heureux des rois , Qui pourra m'acquitter de ce que je vous dois ? Mon ennemi n'est plus! Ce que je viens d'entendre Est-il bien vrai. Seigneur ? Daignez au moins m'apprendr* Comment le juste ciel a terminé son sort , En quels lieux , quels témoins vous avez de sa mort.
TYDÉE
Mes pleurs. Mais , au transport dont votre ame est éprise.