‹ Œuvres de CrébillonChapitre 130 sur 158 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

TYDÉE, seul.

LECTRB veut me Toir ! Ah ! mou ame éperdue Ne soutiendra jamais ni ses pleurs ni sa Tue. Trop infidèle ami du fils d'Agamemnon Oserairje en ces lieux lui déclarf^r mon nom • Lui dire que je suis le fils de Palamède ; Qu'aux deroirs les plus saints un lâche amour succède- Qo'Oreste me fut cher ; que de tant d'amitié L'amour me laisse à peine un reste de pitié • Que , loin de secourir une triste yictime , J'abandonne sa sœur au tyran qui l'opprime • Que cette même main , qui dut trancher ses jours. Par un coupable effort en prolonge le cours • Et que , prête à former des nœuds illégitimes , Peut-être cette main va combler tous mes crimes * Qu'elle n'a désormais qu'à répandre en ces lieux Le reste infortuné d'un sang si précieux ?... Mais serait-ce trahir les mânes de son frère. Que de Toaloir d'Electre adoucir la misère ?

si8 ELECTRE.

D*Iphiana8se enfin si je deviens T^pona ,

Je puis dans ses malheurs Ini faire un sort plus dovx.

D'ailleurs , un roi puissant m'offre son alliance :

Je n*ai , pour Tob tenir , dignité ni naissance.

Que me sert ma valeur étant ce que je suis ,

Si ce n*est pour jouir d*un sort... LAche ! poursuis.

Je ne m'étonne plus si les dieux te punissent ,

A ton fatal aspect si les autels frémissent.

Ah ! cesse sur l'amour d'excuser le deroir :

Poar être vertueux , on n'a qu'à le vouloir :

D'Electre, en ce moment, faible cœur, cours l'apprendre.

Qu'attends-tu 7 que l'amour vienne encor te surprendre f

Qu'un feu...

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