‹ Œuvres de CrébillonChapitre 142 sur 158 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

OKESTE, ELECTRE.

ÉLECTas , k part, , Mais , bêlas! il est seul.

ORB5TC.

Je vous cherche , Madame.

Tout semble désormais servir votre courroux ; Votre indigne ennemi va tomber sous nos coupa. Saves-vous quel héros vient à votre défense , Quelle main avec nous frappe d'intelligence?

a36 ELECTRE.

Le ciel à vos amis vient de joindre nn vengeur Que nous n'attendions plus.

éLECTRE.

Et quel est-il. Seigneur?

Que dis-je? puis-je encor méconnaître mon frère? Wen. doutons plus , c'est lui.

ORESTB.

Madame, c*est mon père.

Votre père , Seigneur ! et d'où vient qu*anjourd*hui Oreste à mon secours ne vient point avec lui ? Peut-il abandonner une triste princesse ?

Est-ce. ainsi qu*à me voir son amitié s'empresse ?

ORESTE

Tous le savesy Oreste a vu les sombre^ bords ; Et Ton ne revient point de l'empire des morts.

Et n'avez-vons pas cru. Seigneur, qu'avec Oreste Palamède avait vu cet empire funeste ?

Il revoit cependant la clarté qui nons luit : Mon frère est«il le seul que le destin poursuit ? Vous-même » sans espoir de revoir le rivage , If e tronvàtes-vous pas un port dans le naufrage ? Oreste, comme vous , peut en être échappé.

Il n'est point mort , Seigneur, vous vous êtes trompé. J'ai vu dans ce palais une marque assurée Que ces lieux ont revu le petit-fils d'Atrée , Le tombeau de mon père encor mouillé de pleurs. Qui les aurait versés ? qui l'eût couvert de fleurs ?

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