PALAMÈDE
Je rends grâces au ciel qui vous rejoint ici.
Oreste m'est témoin avec quelle tendresse
J'ai déploré le sort d'une illustre princesse ;
Avec combien d'ardeur j'ai toujours souhaité
Le bienheureux instant de votre liberté.
Je vous rassemble enfin , famille infortunée ^
A des malheurs si grands trop long-temps oondamnée!
Qu'il m'est dottx de vous voir où régnait autrefois
Ce père vertueux , ce chef de tant de rois ,
Que fit périr le sort trop jalofix de sa gloire !
O jour que tout ici rappelle à ma mémoire ,
Jour cruel qu'ont suivi tant de jours malheureux ,
Lieux terribles, témoins d'un parricide affreux.
Retracez-nous sans cesse un spectacle si triste !
WVLUii