‹ Œuvres de CrébillonChapitre 147 sur 158 · PALAMÈDE · texte numérisé non relu

PALAMÈDE

Je rends grâces au ciel qui vous rejoint ici.

Oreste m'est témoin avec quelle tendresse

J'ai déploré le sort d'une illustre princesse ;

Avec combien d'ardeur j'ai toujours souhaité

Le bienheureux instant de votre liberté.

Je vous rassemble enfin , famille infortunée ^

A des malheurs si grands trop long-temps oondamnée!

Qu'il m'est dottx de vous voir où régnait autrefois

Ce père vertueux , ce chef de tant de rois ,

Que fit périr le sort trop jalofix de sa gloire !

O jour que tout ici rappelle à ma mémoire ,

Jour cruel qu'ont suivi tant de jours malheureux ,

Lieux terribles, témoins d'un parricide affreux.

Retracez-nous sans cesse un spectacle si triste !

WVLUii

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