‹ Œuvres de CrébillonChapitre 148 sur 158 · ACTE IV , SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV , SCENE IV

Oreste, c'est ici que le bailiare Égisthe,

Ce monstre détesté , souillé de tant d'horreurs ,

Immola rotre père à ses noires fureurs.

Là , plus cruelle encor, pleine des Eoménides ,

Squ épouse sur lui porta ses maios perfides.

C'est ici que sans force , et baigné dans son saag,

li fut long-temps traîné le couteau dans le flanc.

Mais c'est là que , du sort lassant la barbarie ,

Il finit dans mes bras ses malheurs et sa vie.

C'est là que je reçus, impitoyables dieux!

Et ses derniers soupirs, et ses derniers adieux.

« A mon triste destin puisqu'il faut que je cède ,

Adien, prends soin de toi, fois , mon cher Palamède ;

Cesse de m'immoler d'odieux ennemis :

le suis assez Tengési tu sauves mon fils.

Ta , de ces inhumains sauve mon cher Oreste :

C'est à lui de renger une mort si funeste. »

Vos amis sont tout prêts ; il ne tient plus qu'à vous ;

Une indigne terreur ne suspend plus leurs coups ;

Chacun , à votre nom , et s'excite et s'anime;

On n'attend , pour frapper, que vous et la victime.

(à Electre.) De votre part. Madame, on croit que votre cœur Voudra bien seconder une si noble ardeur.

C*est parmi les flambeaux d'un coupable hjménée Que le tyran doit voir trancher sa destinée.

Princesse, c'est à vous d\ssurer nos projets. Flattexvle d'un hymen si doux à ses souhaits : C'est sons ce faux espoir qu'il faut que votre haine

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