SCÈNE IV
ELECTRE, IPHIANASSE.
j^LECTaK , à elle-même.
Quoi ! malgré la pitié qui pour toi mUntéresse , Ta mort de tant d*amour Ta donc être le fruit ! Je n*ai pu t*arracher au sort qui te poursuit , Prince trop généreux !
IPHIÀVÀSSB.
Cessez , ceasex de feindre , Ingrate ; c*est plutôt Tinsnlter que le plaindre. La pitié tous sied bien , an moment que c'est tous Qui le faites tomber sons yos barbares coups I J*entends partout yoler le nom de YOtre frère. Quel autre que ce traître » ennemi de mon père...
iSs ELECTRE.
SLECTftE»
Respectes un héros qui ne fisiit en ces lieux Qae soa devoir, le mien, et que celui des dieux. Le crime n*a que trop triomphé dans Mycène :
Il est temps qu*na harbare en reçoive la peine ; Qa*il éprouve ces dieux qu*il bravait , l'inhumain ! Quoique lents à punir , ils punissent enfin.
Si le ciel indigné n'e&t hAté son supplice , Il eût fait à la fin soupçonner sa justice.
Eotendes-vous ces cris et ce tumulte afFreux , Ce bruit confus de voix dé tant de malheureux ? Tels furent les apprêts de ce festin impie Qu^Égisthe par sa mort dans ce moment expie.
Mais ce que j*ai souffert de nos cruels malheurs M^apprend, en les vengeant, à respecter vos pleurs. Je ne tous offre point une pitié suspecte ; Un intérêt sacré vent que je les respecte.
Tous insultiez mon frère » et ma juste fierté Avec trop de rigueur a peut-être éclaté. D'ailleurs, c'est un héros que vous devex connaître: A vos yenx, comme aux miens, tel il a dû paraître.