ACTE I ,.SCENE IV. ut
• SCÈNE IV
ATRÉE, Ï»LISTHÊNE, EURÎSTHÉNE, TËESSANDRE, GàroKs.
Mais Plûthène parait. Sdiige que ma Tengeance Renferme de« êeCiretB eonsàcrés ati silence.
Prince, cet itearetfx jour, mais si lent à mon gré » Presse enfin vu départ trop l6ng>temps différé ; Tont semble en ce moAi«nt proscrire un iufidèle. La mer nuigit an loin , et le vêtit tous appelle : Le soldat , dont ee brtiit a réreiflé Tardeur, An seul nom de' son ctièf , se croit déjà vainqneui^; U n*en attend pas moins de sa yaleur suprême , Que ce qu'en vit ÉHs i Rbodes , cette tle même : Et moi , qoe ce héros ne sert point à demi , J*en attends encor plus que n*en craint l'ennetaii. le connais de ce chef la râleur et le zèle ; Je sais que je n*ai point de sujet plus fidèle : Aujourd'hui «epetfdant souffres , sans murmurer» Que Totre père encor etférche à s'en assurer. L'affront est grtnid, l'ardeUr de s'en venger extrême; Jurea-moi doue, mon fils , par les dieux, par moi-mémtt^ ( Si le destin poor nous se déclare jamais ) Que TOUS me rengerex au gré de mes souhaits.
Oui, je puis m^en flatter, je connais trop Plisthène^ Plus ardent que moi-même , il servira ma hain*^
xi> ATHÉE ET THYESTE.
A peine mon coorrooz égale son grand cau^^ Il rengera ton père.
PI.I8THBMS.
En doatez-Tous , Seigneur ?
Eh ! depuis qnand ma foi tous est-elle suspecte ? Avez-Tous des desseins que mon cœur ne respecte f Ah ! si tous en douties, de mon sang le plus pur....
▲TftKS.
Mon fils , sans en douter je Tem en être sdr. Jorez-moi qu*i mes lois Totre main asserrie Yengera mes affronts au gré de mon envie.
PLisTsism.
Seigneur, je n*ai point cru que pour seriûr mon rei Il fallût exciter ni ma main ni ma foi.
Faut-il par des sermens que mon caur tous rassure? Le soupçonner. Seigneur, c*est lui faire une injure: Tous me verrez toujours contre tos ennemis Remplir tous les deToin de sujet et de fils.
Oui , j'atteste des dieux la majesté sacrée Que je serai soumis aux volontés d'Atrée; Que par moi seul enfin son courroux assouTÎ Fera Toir à quel point je lui suis asserTÎ.
Ainsi , prêt à punir Feunemi qui m*offenie , Je puis tout espérer de votre obéissance ; Et le lâche, à mes yeux par tos mains égorgé,. Ife triomphera plus de m*avoîr ontragéw Allez : que votre bras , à l'Attique funeste , S*appréte à m'immoler le perfide Thjeste^
ACTEi; SCENE IV. ii3
PhinnvE.
Moi, Seignenr?
ATRBEtf
Qui , mon fiU. D*oà natt ce changement ?
Quel repentir cnccède à yotre empressement ?
Quelle était donc Tardeur que tous faisiez paraître? TremblesiYoïia lorsqa*il faut me déllyrer d*nn ti-altref
PLISTaàHE.
Hon. Mais daignez m'armer pour nn emploi plus bean i Je serai con- vainqueur et non pas son bourreau. Songes-TOus bien quel nœud vous unit l'un et Tautre ? En répandant son sang , je répandrais le vôtre. Ah Seigneur ! est^se ainsi que Ton surprend ma foi f
ATftia.
Les dieumm'en sont garans; c*en est assez pour moi.
PLISTHENI.
Juste ciel I
▲TRKS.
J*entrevoi8 dans votre ame iaterdilo De secrets sentimens dont la mienne «'irrite. Étouffem des regrets désormais superflus ; Partez , obéissez , et ne répliquez plus.
Des bords athéniens j'attends quelque nouvelle. Vous, cependant , volez où l'honneur vous appelle < Que ma flotte avec vous se dispose à partir ; Et quand tout sera prêt, venez m'en avertir:
Je veux de ce départ être témoin moi-même.
ii4 ATÏIÊE Et THYEStÊ.