ACTE I, SCENE VIL
Ce prince à ({ni je dois le selat de mon père , Qui , la fondre à la main , va combler i a mitèrel Athènes va tomber, si , pour comble de maox , Thyeste di|ns ces murs n'accable ce héros.
Trop heureux cependant , si de Vile d'Eubée 11 pourait s'éloigner sans le secours d'Atrèe ! SauTez-l'en s'il se pent, grands dieux! Votre courrou:«L Ponrsoit-il des mortels si semblables à vous ? Ciel , puisqu'il faut pnnir, renge-toi sur son frère : Atrée est un objet digne de ta colère.
Je tremble à chaque pas que je fais en ces lieux. Hélas ! Thyeste en vain s'y cache à tous les yeux : Quoiqu^absent dès long-temps, on peut le reconnaître; Heureux que sa langueur l'empêche d*y paraître 1
LÉOIfXDK.
Espérez du destin un traitement plus doux :
Que craindre d'un tyran, quand son fils est pour tous ?
Attendez tout d'un cœur et généreux et tendre :
La main cpii nous sauva peut encor vous défendre.
Tout n'est pas contre vous dans ce fatal séjour.
Puisque déjà vos yeux y donnent de l'amour.
THiODA.lCIB.
Ne comptes-tu pour rien un amour si funeste ?
Le ûls d*Atrée aimer la fille de Thyeste !
HcUs ! si cet amour est un crime pour lui , |
Comment nommer le feu dont je brûle aujourd'hui ?
Car enfin ne crois pas que j'y sois moins livrée i >
La fille de Thyeste aime le fils d' Atrée :
iio ATRÉE ET THY£ST£«
Contre tant de vertns mon cœur mal affenmt Craint plus en lui Tiimaiit qa*il ne craint l'ennemL Mais mon père in^attend ; allons lai Caire entendre» Pour un départ si prompt, le parti qa*il faut prendre : Heureuse cependant , si ce funeste jour I^e Toit d'autres malheurs que ceox de notre amour t
riir DU PREMIER ACTE.