‹ Œuvres de CrébillonChapitre 76 sur 158 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ATHÉE, TPTESTE, PLTSTBÈNE «THÉODAMIK, EURISTHÈWK, UÉONIDE, THES^ANDRE , GA&DKa.

7i.i8TBàirE, à 4^rée.

Ciel! qu*eat-ce que jVntends? quelle fureur soudaine De votre voix, Seigneur, a rempli tous ces lieux? Qui peut causer ici ces transports furieux ?

TBÉODAMIE , Plistkène.

Ces transports où l'emporte une injuste colère Ife menacent, Seigneur, que mon malheureux père, fiaurez-te, s'il se peut, des pins funestes coup».

PLisTRènE.

Totre père , Madame ! ô ciel ! que dites-vous ?

(à Atrée.) A l'immoler. Seigneur, quel motif vous engage ? pe qaoi l'accuse-t'Ou ? Qnel crime, quel outragf

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i34 ATRÉE ET THYESTE.

Be rhospitalitë tous fait trahir les droits ? Aarait-il , à son tour, yiolé ceux des rois ? Étranger dans ces lieux » que tous a-t-il fait craindre ▲ le priver du jour <pii puisse tous contraindre ?

JlTKÉE.

Etranger dans ces lieux! que tu le connais mal! De tous knes ennemis tu yois le plus fatal.

C'est de tous les humains le seul que je déteste , Un perfide, un ingrat: en un mot , c'est Thyeste.

PLISTHÈITE.

Qu*ai-je entendu , grands dieux ! lui Thyeste , Seigneur ? Eh bien ! en doit-il moins fléchir votre rigueur ? Cahaez , Seigneur, calmez cette fureur extrême.

XT&ÉE.

Que Tois-je? quoi ! mon fils armé contre moi-même ! Quoi ! celui qui devrait m'en venger aujourd'hui Ose , à mes yeux encor, s'intéresser pour lui ! LÂche , c'est donc ainsi qu'à ton devoir fidèle Tu disposes ton bras à servir ma querelle ?

PLISTHÈKS.

Plutôt mourir cent fois ; je n'ai point à choisir ; Daus mon sang, s'il le faut , liaignez-vous à loisir. Seigneur, par ces genoux que votre fils embrasse , Accordez à mes vœux cette dernière grâce.

Après l'avoir sauvé des ondes en courroux , M'en coûtera-t-il plus de le sauver de vous ? A mes justes désirs que^ vos transports se rendent, yoyez quel est le sang que mes pleurs vous demandent:

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