‹ Œuvres de CrébillonChapitre 77 sur 158 · ACTE II , SCENE VI. i · texte numérisé non relu

ACTE II , SCENE VI. i

Cesl le xttre , Seigaenr, non un sang étranger. G*est en lai pardonnant qa*il faut tous en venger.

XTaÉE.

Le perfide ! si près d'épronver ma yengeance f Daigne-t-il seulement implorer ma clémence ?

THTESTK.

Que pourrait me servir d'implorer ton secours , Si ton cœur qui me hait yeut me haïr toujours ? £h ! que n*ai-je pas fait pour fléchir ta colère ? Qui de nous deux , cruel , poursuit ici son frère? Depuis vingt ans entiers, que n*ai-je point tenté- Pour calmer les transports de ton cosur irrité ? Surmonte, comme moi, la vengeance et la haine; Bègle tes soins jaloux sur les soins de Plisthène; Et tu verras bientôt , si j*eu donne ma. foi , Qae tu u*as point d'ami plus fidèle que moi.

▲TRES

Quels seront tes garans , lorsque le nom de frèro N*a pu garder ton cœur d'un sunour téméraire ? Quand je t*ai vu souiller par tes coupables feux Les autels oà l'hymen allait combler mes vœux; Qae peux-tu m'oppocer qui parle en ta défense ? Les droits de la nature , ou bien de l'innocence ?-

THYESTE

Ne me reproche plus mon crime ni mes feux ; Tu m'as vendu bien cher cet amour malheureux. Pour t'attendrir enfin , auteur de uia misère , Considère un moment ton déplorable frèr^

i36 ATftÉE ET THYE^ilî.

Qne peux-tu soabalter qui te parie pour moi f tlegarde en quel état je parais défaut toi.

PLISTHÈMI.

Ah! rendez-vous. Seigneur ; je vois que la nature Bans votre cœur sensible elcite un doux mnrmnrei If e la combattez point par des soins odieux ; Elle n*iu6pire rien qm ne Tienne des dieux.' C'est Votre Mte enfin ; que rien uè vous arrête i De ut fidélité je réponds sur mi tétcf.

Plistliène, c*en est fait; je incr rèo<ts à ta voix ; Je me sens attendri poim la première fois.

Je vetjx bien oulAier nue sanglante injure.

Thyeste , sur ma foi que ton cteur se ra&snre: De mon inimitié ne crains point les retours; Ce jour même «In verra finir )e triste cours. J*en jure par les dieux , jVn jai^e par Plisthéne; C*est le sceau d'une paix qoi doit finir ma haine'. Ses soins et ma pitié te répondront dé moi »

Et mon fils à son tour me répondra de toi ; Je n*en demande point de garant plus sincère. Prince, c>st donc sur vous que s*en repose nn pèréT. Allez; et que ma coor, témoin de mou courrotix ^ Soit téfDoifl aujourd'hui d'nn «ntretién plut dotK.

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