‹ Œuvres de CrébillonChapitre 8 sur 158 · IDOMÉNÉE, ID AMANTE, SOPHRONYME, POLTCLÈTE · texte numérisé non relu

IDOMÉNÉE, ID AMANTE, SOPHRONYME, POLTCLÈTE

iDOMÂirBE , Alv à Sophronyme»

Js ToU moD fils ; laissons cet entretien secret.

Je t*ai tout décôuyert , mon amour et mon crime :

Cache bien mon amour, encor mieux ma yictime.

( a Idamante, ) Qne cherche<-Tous, mon fils, dans cette affreuse nuit?

Long-temps épouvante par un horrible bruit.

Tremblant pour des malheurs qui redoublent sans cesse , Sans repos, toujours plein du trouble qui tous presse. Alarmé pour des jours si chers , ti précieux , Je TOUS cherche. . . Pourquoi détournez-Tons les yens ? j Seigneur, qn'ai'jc donc fait? Yous craignes ma présence i Quel traitement, après une si longue absence !

XDOMéiris.

Non, il n*est pas pour moi de spectacle plus doux. Mon fils; je ne sais rien de pins aimé que tous. Mais je ne puis tous Toir, que mon cœur ne frémisse ; Je crains le ciel Tengeur, et qn*il ne me rariase T]n bien

IDAMl.]!m.

Ah ! pause-t-il , aux dépens de mes jours , A des maux si cruels donner on prompt secours !

ACTEI, SCENE m. a;

La mort du moins , Seigneur, finirait mes alarmes. Tons ne paraissez pins sai^ m* arracher des larmes ; Triste , désespéré , tous cherchez à mourir : Et TOUS m*aimez , Seigneur ! Est-ce là me chérir î Le ciel en yain de tous écarte sa colère , Tous TOUS faite» des maux qu*il ne veut pas roos faire : Il vous vend âmes pleurs quand je vous crois perdu, M'Àteres-Tous , Seigneur, le bien qu'il m'a rendu?

IDOMéHEB.

Ah mon fils ! nos malheurs ont lassé ma constance. Et de fléchir les dieux je perds toute espérance. Trop heureux si le ciel , secondant mes souhaits. Me rejoignait bientôt à mes tristes sujets 1

IDAlIAXfTX.

Pour eux , plus que le ciel , vous seriez inflexible , Si TOUS lear prépariez un malheur ai terrible; Tons les dieox ne sont point contre tous ni contre eux , Puisqu'il nous reste encore un roi si généreux : Consenrez-le , Seigneur, et terminez nos craintes. Pent-étre que le ciel , plus sensible à nos plaintes p Ta s'expliquer bientôt, et, fléchi désormais....

XOOMÉVÉB.

Ah mon fils ! pnuse*t-il ne s'expliquer jamais I Adtea.

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38 IDOMÉNÉË.

> SCÈNE IV

IDAMANTë, polyclète.

IDAMAlfTE.

D£ cet accueil qn'atteodre , Polyclète ?

Qae ce silence affreux me trouble et m'inqniète f Que m'annonce mon père ? Il me yoit à regret : Aurait'il pénétré mon funeste secret ?

Sait41 par quel amour mon ame est entratnée ? Hélas ! bien d'autres soins pressent Idoménéé ; Ce roi comblé de gloire , «t qui n'aima jamais , Ne s'informera point si j'aime ou si je hais. Il ignore qu'un sang qui fit toute sa haine Fasse tout mon amour, que j'adore Érixène.

Que ne m'est-il permis d'ignowr à mon tour Que la haine sera le prix de mon amonr !

Je défis Mérion ; plus juste ou plus sévère , Le roi aacrifia ce prince téméraire :

Prémices d'un retour fatal à tous les deux , Prémices d'un amour encor plus malheureux.

C'est en yain que mon ccsnr bràle pour Erixène ; En Tain,...

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