‹ Œuvres de CrébillonChapitre 87 sur 158 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ATHÉE , #e»/.

Quoi I même dans des lieux soumis à ma puisiance , J*aQrai tenté sans fruit une jnste Tengeance 1 Et le lâcke qui doit la servir eu ce jour Trahit » pour la tromper, jusques à son amour ! Ah ! je le punirai de l'aToir différée , Comme fils de Thyeste , on comme fils d*Atrée. Mériter ma rengeance est un moindre forfait Que d*oser un moment en retarder Teffet.

Perfide , malgré toi je t'en ferai complice : Ton roi pour tant d'affrunts n'a pas pour un supplice : Je ne punirais point vos forfaits différens , Si je ne m*en Teugeais par des forfaits plus grands. Oà Thyeste parait » tout respire le crime :

Je me sens agité de l'esprit qui l'anime; Je suis déjà coupable. Était-ce me venger Qne de cba^er son fils du soin de l'égorger ? Qn'il vive ; ce n'est plus sa mort qne je médite. La mort n'est qne la fin des tonrmens qu'il mérite. Qne le perfide , eo proie aux horreurs de son sort , Implore comme un bien la plus affreuse mort : Que ma triste vengeance, à tous les deux cruelle , Étoone jusqu'aux dieux , qui n'ont rien fait pour elle. Vengeons tous nos affrouts y mais par un tel forfait, Qae Tbyeste lui-même eût voulu l'avoir fait.

■PipW»^ — ••-'■■^*-5. ■

i5o AlUÉfi ET TRYESTE.

Lâche «t raioe pitié , que ton murmare cesse : Daiu les cœurs oatrigës tu n'es qu^nne faiblesse ; Abandoone le inif u ; qu*exige8-ta d'un cœur Qui ne reconnaît pins de dieux que sa fureur ? Courons tout préparer ; et , par n/i coup funeste , SnipassoBs , s*il se peut , les crimes de Thjest^. Le ciel , pour le ptinir d*aroir pu m'ouCrageàr» ▲ remis à son amg le soin de tt'en ▼enfer.

vxir DU TaoxsiàME jlcts/

Page 1