‹ Œuvres de CrébillonChapitre 88 sur 158 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

PLISTHÉNE, THESSANDHE.

\Ja courez-TOQs , Seigneur? qu* allez-vous eatref^rendre?

PLISTK£irS.

D'oa caor au désespoir tout ce qu*onpeut attendre.

THBSSÀirVRE.

Quelle est donc la fureur dont je tous toîs é|iTi« ? Ciel! dans qnel trouble affreux jetez-Tous mes esprits I D*oà nait ce désespoir que chaque instant irrite ? Pour qui prépare>>TOU8 ces yaîsseaux , cette fuite ? Quel intérêt enfin arme ici votre bras ?

Et ces amis tout prêts à marcher sur vos pas ? Parles, Sei§nenr : le roi , désormais pins séTère....

rtiiSTAsuÈ.

Qu'«tais-j« fait aux dieux pour nattre d*un tel père? O devoir, dans mon ccefur trop long-temps respecté. Laisse un moment Tamour agir en llbertéwlies rigoureuses lois qu'impose la nature Xè sont plos que des droits dont la t€fUt ïbérOkneeé,

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i5a ATRÉE ET THYESTE.

Secrets persécuteurs des cœurs nés rertnenx , Remords, qu>xigex-Tous d*on amant malfaeitréiix?

THESSAVDRB.

Que dites-Tous, Seigueur? quelle douleur tous presse?

PLISTHÀlfE.

Tliessandre , il faut périr, ou sauver ma princesse.

TBESSAlfDRB.

La sauver ! et de qui ?

PLISTHèlTB.

Du roi f dont la fureur Va lui plonger peut-être on poignard dans le cœur. C'est pour la déroher au coup qui la menace Que je n*écoute plus qu'une coupable audace.

I*ï^ou , cruel , ce n'est point ponr la voir expirer Que du plus tendre amour je me sens inspirer: Croirais tu que du roi la haine sanguinaire A voulu me forcer d'assassiner son frère; Que , )>our mieux m'obliger à lui percer 1» flanc , De sa fille, au refus, il doit verser le sang ? Ah ! je me sens saisir d'une fureur nouvelle. Cou rnus , pour la sauver, oùmon honneur m'appelle* Mais (»4 la rencontrer ? Ëh quoi ! les justes dieux M 'ont-ils 'déjà puni d'un projet odieux?

Que fait Tbyeste ? Hélas! qu'est-elle devenue? Qui peut dans ce palais la soustraire à ma vue ? Je frémis.. . Retournons les chercher en ces lieux , lies en sauver, Thessandre , ou périr à leors yeux. Allons : ne laissons point , dans l'ardeur qui l'anime. Un cœur cpmme le mieii réfléchir sur xw crine i

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