ACTE V , SCENE I. i6S
C*ett en Tain de m main que )« reçois un père : Tont ce qui Tient de lui cache quelque mystère. J*en ai trop éprouvé de son perfide cœur»
Pour oser , sur sa foi , déposer ma frayeur. le ne sais quel soupçon irrite mes alarmes; Mais du fond de mon coeur je sens couler mes larmes. Thessandre ne Tient point ! tant de retardemens Ne confirment que trop mes noirs pressentimens.
PLISTHÂNE, THESSANDBE.
»i.isTBiirE.
Mai* je leTois. Eb bien ! en est<ce fait, Thessandre? Sur les bc^s de l*£nripe est-il temps de nous rendre? Pour cet heureux moment as-tu tout préparé?
De «os amis secrets t*es-tu bien assuré ?
THESSAITDBII
n ne tient plus qu*à tous d'éprouTcr leur courage; Je les ai dispersés, ici, sur le riTage; Tout esf prêt. Cependant, si Plisthène aujourd'hui Yeut en croire des cœurs pleins de zèle pour lui » Il ne partira point : ce dessein téméraire Pourrait causer sa perte et celle de son père.
PftISTBàlfB.
Ah ! je ne fuirais pas , quel que fht mon effroi , Si mon cœur aujourd'hui ne tremblait que pour moi : TfaMtandre, il faut sauTer mon père et la princease;
i6<î ATRÊE ET THYÈSTE.
Cen*nl^IaS({ii«fKiure<»'q«« nna c^ar •'intérHie. Cherche Tbéodaoïie « et ne la quitte pas ; Moi , je court relvouTer Thyeste de ce pas.
fatsftAiTDas»
£h ! que prétettde«»Tou9 , Seigneur, lorsque ton frère Semble de ta présence accabler TOtre père?
11 ne le quitte point; set longs embràssetHeiHi Sont toujours resserrés par de nouveaux tefinent. Un superbe festin par son ordre s*appréte; Il appelle les dieux à cette anguste fête.
Mon cœur, à cet aspect qui s*est laissé charmer, j Ne voit rien dont le y^tre ait lieu de s*alarmer.
PLISTHàlTB.
Et moi , je ne vois rien dont le mien ne frémisse. De qaelqae crime affreux cette fête est compiioe : C'est assec qu'un tyran la consacre en ces lieux , Et nous sommes perdus s'il invoque les dieux. •Va , court avec ma tteur nous attendre an rivage; Moi , je vais à TbjUtte ouvrir un sûr passage. Dieux pttistans , .secondez un ti juste dessein , Et dérobez mon père aux coups d*un inhumain.
SCENEIII.
ATRÉE, PttStHÈNE, OiàDts.
ÀTaix.
DastURS , digne fils d*AErope et de Thyeste ; Demeure » resta impur d*nn sang que je déteste.