‹ Œuvres de CrébillonChapitre 98 sur 158 · ACTE V , SCENE IlL · texte numérisé non relu

ACTE V , SCENE IlL

Pour r«lQ|kUr 4« t«s aoins le projet important, D«in«ur« e c*«^t ici (|uc Tbyaste t'attend ; Et tu n'irim pas loin pour rejoindre > perâde^ Les trattrea qo*ea eea lieux arme ton parricide. Prince indigne du jour, Toilà donc lea effett Que dana ton ame ingrate ont produit ■«« Inenfûtal ▲ peine le deatin te redonne à ton père , Que ton cceur aotsiiôt en prend le earactère; Et plus ingrat que lui, pniaqu*il me deyait moins , L*attentat le pins noir est le prix de mea soins. Va , pour le prix des tiens, retrouyer tes complices; Ya périr avec eux dans Thorreur des supi>Uc«s.

PLiarnàirB.

Pourquoi me supposer un indigue forfait ?

Est-ce pour yos pareils que le prétexte est fait ? Vos reproches honteux n'ont rien qui me surprenne,' Et je ne sens que trop ce qne peqt yotre haine. Aurais-je prétendu , né d'un sang odieux ,. . Vous être plus sacré que n'ont été lea dieux ? A travers les détours de votre ame parjure , J*entrevois des horreurs dont frémit la nature. Dans la juste fureur dont mon cœur est épris... Mais non , je me souviens qne je fus votre fils. Malgré vos cruautés , et malgré ma colère , le crois encore ici m'adresser à mon père.

Quoique trop assuré de ne point l'attendrir.

Je sens bien que du moins je no-dou point l'aigrir, Dans Teapoir que ma mort pourra voua aatiafaire , Que voua épargn^res votre aMlbemrenx frère.

t68 ATAÉE £T THY£$TE.

Le cTÎne supposé qu'oa m'impute ««joiird'biii , Tout , jusqu'à «on départ, est un secrtt pour lui. Sur la foi d'une paix si saintement jurée.

Il se croit sans péril entre les mains d'Atrée : J'ai pénétré moi seul an fond de TOtre cttur , £t mon malheureux père est en«4»r dans l'erreur. le ne tous parle point d'une jeune -princesse; A. la fûre périr, rien ne tous intéresse.

▲Tuix.

Va , tu préCftnds en Tain't'éclaircir de leur sort; Meurs dans ce doute affreux , plus cruel que la mort : De leur sort aux enfers Ta chereber qui t'instraise. . Où l'on doit l'immoler, gardes, qu'où le conduise; Yersez à ma furenr ise sang abandonné, Et songez à remplir l'ordre que j'ai donné.

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