‹ Œuvres de É. Verdet (volume 4)Chapitre 86 sur 176 · RBCT1L1G7IES ET PARALLELES · texte numérisé non relu

RBCT1L1G7IES ET PARALLELES

9 2 . Deseriptioii de* phénomèneii et tliéorle élémeiitolre.

— Après avoir étudié les phénomènes produits par un écran opaque indéfini d'un côté et terminé de l'autre par un bord rectiligne, nous allons aborder la théorie des phénomènes qui résultent de l'interposition sur le trajet de la lumière d'un écran opaque très-étroit, terminé par deux bords rectilignes et parallèles. Nous supposerons que la direction moyenne des rayons qui tombent sur l'écran diffringent soit perpendiculaire au plan de cet écran, c'est-à-dire que le pied de la perpendiculaire abaissée du point lumineux sur l'écran soit à égale distance des deux bords; l'écran étant très-étroit, sa surface se confondra alors sensiblement avec celle de l'onde qui lui est tangente.

Dans ces conditions, on observe sur un écran placé à une distance peu considérable du corps diffringent trois systèmes de franges dont l'un est situé dans l'intérieur de l'ombre géométrique du corps

DIFFRACTION. 361

opiiquo et les deux iratres de part et d'aulro de cetle ombre. Les franges intérieures à i'onibre présentent tous les caractères des franges d'interférence; la frange centrale, celic qui occupe le milieu de l'ombre, est toujours brillante et blancbe; le» autres sont alternativement brillantes et obscures dans la lumière homogène, et colorées dans la lumière blanche; les franges obscures voisines du milieu de l'ombre sont complètement noires. Les franges extérieures à t'ombre ressemblent au contraire à celles qu'on obtient avec un écran indéfini d'un côté et terminé de l'autre par un bord rectiiigne; elles présentent encore des maxima et des minima d'intensité, mais la différence entre un maximum et un minimum consécutifs décroît rapidement à mesure qu'on s'éloigne de la limite de l'ombre géométrique, de sorte qu'à une petite dislance de celte limite l'éclairement devient sensiblement uniforme. L'expérience montre d'ailleurs que les franges sont d'autan! plus larges que le corps opaque est plus étroit el qu'on les observe à une plus grande dislance de ce corps.

A une grande distance du corps diffrîngent, les franges changent d'aspect el les trois systèmes finissent par se confondre en un seul. La théorie élémentaire de ces phénomènes est fort simple. 11 suffit, d'après ce que nous avons vu précédemment , de chercher ce qui se passe dans un plan mené par le point lumineux S (fig. 73) perpen-

362 LUMIÈRE NON POLARISÉE.

dicuiaireiuent aux bords de l'écran. Soit AB'la seclion de Técran

par ce plan ; abaissons du point S une perpendiculaire SC sur AB ,

et posons

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