‹ Œuvres de É. Verdet (volume 5)Chapitre 37 sur 71 · X LA SURFACE POLAIRE · texte numérisé non relu

X LA SURFACE POLAIRE

MAGRÉTIQtE (l; .

LA PRécÉDERTE.

Moyenne

Ainsi, par l'effet du temps et de l'usage, l'électro-aimant ne parait pas se modifier de façon que la loi de son action sur un point extérieur soit sensiblement changée. Il est donc permis de croire que lorsque M. Bertin a fait ses expériences en 18/17 e * 1 ^^ | 8, s'il avait mesuré les actions magnétiques exercées à diverses distances, il eut obtenu des résultats entièrement semblables aux précédents; il aurait donc pu les représenter par une progression géométrique décroissante, dont la raison aurait très-peu différé de la moyenne des deux déterminations précédentes, c'est-à-dire de 0,790. Or, on trouve dans le mémoire de M. Bertin {2 ^ cinq séries d'expériences relatives au décroissement des rotations observées à diverses distances d'une seule brandie de l'électro-aimant. Les deux premières sont relatives au verre pesant de Faraday, et peuvent se représenter par deux progressions géométriques décroissantes dont les raisons sont respectivement 0,78390 et 0,78330 pour 10 millimètres d'accroissement de distance; la troisième est relative à un llint préparé par M. Matthiessen, et se représente par une progression géométrique décroissante dont la raison est 0,78-2 33; la quatrième est relative au sulfure de carbone, et se représente par une progression géométrique décroissante dont la raison est 0,78339; la cinquième enfin est relative au verre pesant de Faraday, et se représente par une progression géométrique décroissante dont la raison est 0,78339.

M Voir la note ■! «if» la pajje i /18.

{i) Annale* de rhi mie et île jth'/sifjtip , V série, I. \X1II, |>. îîî, a 3 el -îy.

La moyenne des raisons de ces cinq progressions géométriques esl 0,78318, et diffère par conséquent bien peu de 0,790. Ainsi, les expériences de M. Bertin s'accordent entièrement avec la loi qu elles semblent contredire.

Pour bien mettre en évidence l'influence qu'exerce la forme des surfaces terminales de l'électro-aimant sur la loi de décroissement de l'action magnétique, j'ai répété la même série d'expériences en vissant une de mes grosses armatures à l'extrémité de la branche de l'électro-aimant que je faisais agir. J'ai obtenu une loi de décroissement bien plus lente que dans le cas précédent, qui peut encore se représenter par une progression géométrique décroissante. Au contraire, le décroissement a été bien plus rapide et tout à fait différent de celui qu'aurait indiqué une progression géométrique décroissante, lorsque j'ai remplacé la grosse armature par un cône de fer doux de 9 A millimètres de hauteur sur 45 millimètres de diamètre à la base. Les tableaux suivants contiennent les résultats de ces expériences :

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