DEUXIEME PARTIE
[COMPTES RESOUS DE L'ACAOEMIE DES SCIESCES, TOMK .\V\l\, PAGE 5A8.>
J'ai riionneur de présenter à l'Académie la suile d'un travail dont je lui ai soumis la première partie, il y a quelques mois.
Dans mes premières expériences, je me suis occupé de mesurer la rotation du plan de polarisation d'un jayon de lumière qui traverse une substance transparente monoréfringente 1 , dans une direction parallèle à la direction de Faction magnétique, et je crois avoir démontré que cette rotation est proportionnelle à la grandeur de Faction magnétique. Dans mon nouveau travail, j'ai considéré les phénomènes qui ont lieu lorsque la direction du rayon lumineux fait un angle quelconque avec la direction de Faction magnétique, et je suis encore arrivé à des lois d'une grande simplicité.
Dans cette nouvelle série de recherches, j'ai dû renoncer à me servir des appareils le plus généralement usités, qui ne permettent <le donner aux rayons lumineux qu'une seule direction, la direction menu» de Faction magnétique. J'ai dû recourir à la disposition expériinenliile dont M. Faraday avait primitivement fait usage, et qui cmihj.sle à faire passer le rayon lumineux un peu au-dessus du plan
SUft LES PROPRIETES OPTIQUES, ETC. 153
des bases d'un électro-aimant ordinaire en fer à cheval. Il est clair que Ton peut donner ainsi à l'axe de la substance transparente el au rayon lumineux telle direction que l'on voudra par rapport au plan de symétrie de l'électro-aimant, et, conséquemment, par rapport à la direction de l'action magnétique; mais il n'est pas moins évident que, pour la rigueur des expériences, il importe que l'action magnétique soit constante en grandeur et en direction dans tout l'espace qu'occupe la substance transparente. Cette condition n'est pas satisfaite lorsqu'on emploie les électro-aimants cylindriques qui se trouvent dans les cabinets de physique; on y satisfait aisément en fixant au-dessus des bases de ces électro-aimants deuv fortes armatures de fer doux, présentant en regard l'une de l'autre deux bords rectilignes et parallèles d'une assez grande étendue. Dans mou appareil, ces deux bords rectilignes avaient i(î centimètres de longueur, et étaient séparés par un intervalle de 8 centimètres; je me suis assuré, par les moyens indiqués dans mon précédent mémoire, que l'action optique et l'action magnétique étaient sensiblement constantes dans toute l'étendue du rectangle dont ces deux bords rectilignes seraient les bases , ainsi qu'un peu au-dessus et un peu au-dessous.
Le rayon lumineux, réfléchi horizontalement par un hélioslat et polarisé par un prisme biréfringent, conservait une direction invariable; il arrivait normalement sur la substance transparente, qui gardait aussi la même position. L'électro-aimant seul était mobile et tournait autour d'un axe vertical passant à peu près par le centre de la substance transparente. Au commencement de chaque série d'observations, le plan de symétrie de l'électro-aimant était parallèle au rayon lumineux; on le faisait ensuite tourner d'un angle quelconque; mais, afin de corriger les erreurs qui auraient pu tenir à un défaut de symétrie dans l'ajustement de l'appareil, on répétait chaque observation deux fois, en faisant tourner successivement l'électro-aimant «l'un même angle à droite et à gauche de sa position primitive.
Les résultats des expériences peuvent, ainsi que je l'ai annoncé plus haut, se formuler d'une manière très-simple. Quelle que soit lu direction du rayon lumineux par rapport à la direction de l'action magnétique , le phénomène optique observé n'est jamais qu'une rota-
une >ui par;illM«
monliv i
lion inji;;ii
IlOlMClh's i:
un ;ni;;lf « j i mus t»nooiv .
M»r\ir ili^ ,-i|im <!•' ili*iuii*r ,ui\ m-'m* 1 de r.H-tin : i:ii>*ii ! «i !•" Joui '.
,? »f;»tiun i»st |>ro|H>rlininiol|r' au
- i»uv directions donl il s'ajfil.
• '.» >-Miu|iosniito fie i'iiction m;i-
•.•*!••■. J'fiî vérifié cvtfi» loi sur I»-
■•!-ri* mémoire, le verre pe^inl.
;•».,, u»». ..( j'iij étendu iih'n p\p,»-
.••■-*. i-niii|M'is f»nlre ht dinriiiifi
*: ■n;i;jin î ti(jiii'.
SUK
DEVELOPPEES DA>8 LES CORPS TIWNSPARE.'HTS
PAR LACTIOiN DU MAGNETISME.