‹ Œuvres de É. Verdet (volume 5)Chapitre 58 sur 71 · PREMIERE EXPÉRIENCE · texte numérisé non relu

PREMIERE EXPÉRIENCE

Courant fourni par 4o éléments de Bunsen.

Température du courant d'eau circulant à l'intérieur de la Iwbine :

Au commencement de l'expérience '*3\9.

V la fin de l'expérience -i3°,8.

Haie C.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : 181, t\.

Azimuts de polarisation correspondant aux deux directions opposées du cou rant :

/ji"/i8' 53" 3/4'

As r 53° 3i'

Moyennes A 1 ° 5 /1 ' 53° «7'

Jj Ce liquide riait probablement à peu près identique au liquide de même nom de ma troisième série d'expériences. Il distillait également presque en entier aux environs de 187 degrés, t>[ se prenait en une masse solide par un froid de — 28 degrés. Quelque*

Valeur dti double de la rotation magnétique : 1 1° 33'. Intensité du courant après la mesure de la rotation : 175,6. Rapport du double de la rotation à l'intensité moyenne : 3,885.

Raie D.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : 1 84,3.

Azimuts de polarisation correspondant aux deux directions opposées du courant :

Ztfhh'

so'

il>'

Moyennes

Valeur du double de la rotation magnétique : 1 5° 3 A', 5. Intensité du courant après la mesure de la rotation : 181,6. Rapport du double de la rotation a l'intensité moyenne : 5,t 1 1 .

Raie E.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : 187,3.

Azimuts de polarisation correspondant aux deux directions opposées du cou-

rant :

Moyennes 87* 3' 5 07 55' 5

Valeur du double de la rotation magnétique : ao°5a\ Intensité du courant après la mesure de la rotation : i84,3. Rapport du double de la rotation à l'intensité moyenne : 6,738.

Raie F.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : 190,5.

autres échantillons de créosote, achetés chez le mémo fabricant (M. Fontaine) el qui ont servi à des expériences dont une grave erreur de lecture ne me permet pas de rapporter les résultats, se congelaient presque entièrement ù — 1 1 degrés el pouvaient passer pour de l'acide plié nique à peu près pur. Ils étaient sensiblement plus réfringents que le liquide auquel se rapportent les données du présent tahleau.

Azimuts de polarisation correspondant aux deux directions opposées du courant :

Moyennes 34° 2 i ' 6o° 39'

Valeur du double de la rotation magnétique : 26° 18'. Intensité du courant après la mesure de la rotation : 187,3. Rapport du double de la rotation à l'intensité moyenne : 8.354.

Raie G.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : 199,0. Azimuts de polarisation correspondant aux deux directions opposées du cou-

rant :

Moyennes 28° 28 66° 3a'

Valeur du double de la rotation magnétique : 38° 4'. Intensité du courant après la mesure de la rotation : 193,8. Rapport du double de la rotation à l'intensité moyenne : 1 1 .63o.

DEUXIÈME EXPERIENCE {l) .

Gourant fourni par 4o éléments de Bunsen :

Température du courant d'eau circulant h l'intérieur de la bobine

Au commencement de l'expérience ?m*,8.

A la fin de l'expérience -i7°.6.

'*> Les mesures de relie deuxième expérience ont été prises par M. Gernei, agrégé préparateur de physique à l'École Normale, qui avait acquis une grande habitude de ce genre d'observation dans des recherches (encore inédites) sur le pouvoir rotaloire des vapeurs des liquides actifs.

Raie C.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : ao6,5. Azimuts de polarisation correspondant aux deux directions opposées du cou-

rant :

5a°ai'

5a°ai'

oa°ai'

Moyennes

Valeur du double de la rotation magnétique : ia°/i9 ; ,5. Intensité du courant après la mesure de la rotation : aoa,i. Rapport du double de la rotation à l'intensité moyenne : 3,767.

Raie D.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : a 08,1. Azimuts de polarisation correspondant aux deux directions opposées du cou-

rant :

3 7 °ai 37*98

Moyennes 37°ai

Valeur du double de la rotation magnétique : i7°i8',5. Intensité du courant après la mesure de la rotation : a 06, 5. Rapport du double de la rotation à l'intensité moyenne: 5, 010.

Raie ë.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : a 1 0,6. Azimuts de polarisation correspondant aux deux directions opposées du cou-

rant :

34°afi' 34°a5' 34°a 7 ' 3Va5'

Moyennes. ... 34°a6'

Valeur du double de la rotation magnétique : a3 ft 3\5. Intensité du courant après la mesure de la rotation : ao8.i. Rapport du double de la rotation à l'intensité moyenne : 6,609.

Vrrdkt, 1. — Mémoires. 1 6

Rui F.

Intimité «hi courant avant la mesure de la rotation : a i a, 6.

Azimut* de polarisai ion correspondant aux deux directions opposées «lu murant :

oV3T

tio'aj'

Moyennes. . .

6o*ao'

Valoir du double de la rotation magnétique: a8°55'.£>. Intensité du courant après la mesure de la rotation : a 1 o,ti. Rapport du double de la rotation à rintensité moyenne : 8, a 0*1.

Rue G.

Intensité du courant avant la mesure de la rotation : a 1 9, 1 . Azimut* de polarisation correspondant aux deux directions opposées du cou-

rant

ao'aô'

66 # ao'

ad ao

tr

s. . . . a5°ay'

66 p ao'

Moyennes

Valeur du double de la rotation magnétique : âo°53'. Intensité du courant après la mesure de la rotation : ai a, G. Raj>|H>rt du double de la rotation à l'intensité moyenne : 1 1 ,36y.

C'était pour éliminer l'influence possible d'une erreur personnelle que j'avais prié M. Gernez de répéter mes observations. Or, il était arrivé que dans l'intervalle des deux séries d'expériences la distance de l'aimant mobile à la règle et à la lunette qui servaient à mesurer les déviations avait été fortuitement un peu augmentée, de façon que, pour une môme intensité réelle du courant, M. Gernez devait observer un déplacement un peu plus grand que l'image de la règle. O» expériences devaient donc conduire à de plus petites rotations ii» miennes; mais, en prenant les rapports de mes nombres à •fe V. Gernez, on devait trouver un rapport sensiblement cons- !« dif erses couleurs, s'il y avait eu réellement accord

nos mesures. Ce rapport présente, en effet, les valeurs sui*pour les diverses raies du spectre ^

i,o3i3 i,osoa 1,0195 i,oi85 1,0930

on multiplie les nombres de M. Gernez par la moyenne de ces l>orts, qui est i,oaa5, on obtient la série de valeurs

3,85a 5.193 6, 7 58 8.387 u,6a3 t diffère à peine de la série

3,885 5,iu 6, 7 38 8,354 n,63o

La moyenne de ces deux séries ne peut manquer de représenter loi réelle du phénomène avec une grande exactitude. On obtient donc en définitive pour les pouvoirs rotatoires magnéiques du sulfure de carbone et de la créosote, correspondant aux diverses raies du spectre et rapportés à une même intensité du courant, les valeurs suivantes :

. Sulfure de carbone 5,3y3 6,973 9,089 11,906 i5,6y5

Créosote 3,869 ^n-j 6 '7 48 8 * 3 7° n.6*6

Les produits de ces nombres par les carrés des longueurs d'onm dulation (exprimées en cent-millièmes de millième) ont pour va- ' leurs ;

fc C D E F G

Sulfure de carbone, q3i5o 9/1175 q5qo8 96983 9869/4

Créosote 16669 177/10 18670 19639 91/107

On retrouve ainsi le résultat déjà suffisamment établi dans le tableau de la page s35, savoir : que le produit de la rotation magnétique par le carré de la longueur d'onde n'est pas constant dans toute l'étendue du spectre, mais que ses variations sont beaucoup plus petites que celles de la rotation ou du carré de la longueur d'onde.

Il est en outre évident, avec un peu d'attention, que l'importance relative de ces variations est notablement plus grande dans le cas de la créosote que dans le cas du sulfure de carbone. Mais, pour bien juger de cette différence, il convient de calculer les rapports des diverses valeurs de ce produit relatives à une même substance à la moyenne de ces valeurs elles-mêmes. On obtient ainsi les deux séries suivantes de résultats :

Sulfure de carbone 0,909 0,969 0,987 i,o3a 1,119

Créosote 0,886 0,9/19 0,99a i,oA3 1,1 3y

Ainsi le produit de la rotation magnétique par le carré de la longueur d'onde varie des — de sa valeur moyenne pour le sulfure de carbone, et des ^ pour la créosote. Il suffit, d'un autre côté, de jeter les yeux sur les spectres que donne un prisme creux, fermé par des lames de verre à faces parallèles et rempli successivement de sulfure de carbone et de créosote, pour reconnaître que la dispersion de la première substance est incomparablement la plus forte. On ne peut donc regarder comme une loi générale la relation qui avait paru ressortir de mes premières expériences.

Afin de ne conserver aucun doute sur ce point important, et de fournir des éléments suffisants à la discussion théorique qui forme le paragraphe k de ce mémoire, j'ai mesuré les indices de réfraction du sulfure de carbone pour les sept raies principales de Fraucnhofer, et, le temps m'ayant manqué pour exécuter le même travail sur la créosote, j'ai prié M. Gernez de s'en charger. L'appareil qui a servi à nos observations était un cercle horizontal, construit par M. Brunner, dont la division permettait de lire les to secondes et d'apprécier sûrement les 5 secondes, et qui portait un collimateur à fente étroite et une lunette mobile d'un grossissement de q q diamètres. Les liquides étaient renfermés dans un prisme de 5o°t7't5" d'angle réfringent, construit par le même artiste avec des glaces à faces rigoureusement planes et presque rigoureusement parallèles, collées avec de la gomme arabique mélangée de sucre en poudre fine (li .

( '> Los prismes ainsi construits sonl incomparablement supérieurs aux anciens prismes.

les spectres obtenus, lorsque le liquide était bien en repos, étaient une beauté remarquable; il n'était pas difficile, par exemple, de pointer exactement dans la raie G le trait fin et très-noir qui a été le véritable point de repère de Frauenhofer. J'ai obtenu, par le procédé ordinaire de la déviation minima, la série suivante d'indices pour le sulfure de carbone, à la température de q4°,4 :

M. Gernez a obtenu de même, à la température de 23°,(), pour la — créosote même qui avait servi aux mesures des rotations, et le lenm demain du jour où ces mesures avaient été prises, la série suivante . (Tindices (1) à la température de 9 3°, 9 :

Les températures où Ton a mesuré les rotations et les indices d'un même liquide diffèrent assez peu pour autoriser la comparaison de ces deux éléments^. Il est donc établi que la créosote est beaucoup moins dispersive que le sulfure de carbone, et que la variation de ses rotations magnétiques avec la longueur d'onde est plus rapide ou au moins tout aussi rapide que la variation des rotations du sulfure de carbone.

Ainsi il n'est pas vrai d'une manière générale que la rotation croisse d'autant plus rapidement d'une extrémité à l'autre du spectre que la substance considérée est plus dispersive.

On comprendra mieux l'intérêt et la portée de ce résultat lorsqu'on aura lu la discussion théorique qui va suivre.

ou les glaces à faces parallèles étaient appliquées contre les deux côtés d'un prisme massif Inversé par un canal cylindrique, et maintenues par une pression qui les déformai l toujours plus ou moins.

M C'est simplement par oubli que M. Gernez a négligé de mesurer l'indice relatif à la raie B.

* sî Voir, sur les mesure* d'indices, l;i note ;'» In fin du mémoire.

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