SUR QUELQUES POINTS DE MES RECHERCHES PRÉCÉDENTES
J'ai dit dans la troisième partie de mes Recherches, à l'occasion des expériences sur les dissolutions de perchlorure de fer dans l'eau, l'alcool, l'éther et l'esprit de bois, que ces diverses expériences n'avaient pas donné des valeurs concordantes du pouvoir rota toi re moléculaire magnétique de la substance dissoute , et j'ai considéré ce désaccord comme résultant de la formation de composés chimiques déûnis par la réaction du perchlorure de fer sur ses dissolvants. [ Voyez Annales de chimie et de physique, 3* série, t. LU, p. i48, en note (,) .] Depuis cette époque, M. Béchamp, en montrant qu'il existait plusieurs combinaisons solubles de sesquioxyde et de sesquichlorure de fer, est venu confirmer indirectement ma conjecture. [Annales, t. LVII, Mémoire sur quelques oxy chlorures nouveaux.)
J'avais soumis, dans le cours de mes recherches, à l'action d'un fort électroaimant quelques échantillons de platine, d'iridium, de palladium, de rhodium et d'osmium , qui m'avaient été remis par M. Deville. Surpris de trouver tous ces métaux assez fortement magnétiques , et n'ayant pas d'ailleurs à ma disposition les sels de la plupart d'entre eux en quantités suffisantes pour l'étude des pouvoirs rotatoires magnétiques, je n'avais rien dit de ces expériences. Je n'ai maintenant aucun doute sur leur vraie signification. Tous ces corps avaient été extraits de rainerais contenant h à 12 pour 100 de fer métallique, et conservaient sans doute, malgré la purification la plus soignée, une proportion de fer suffisante pour rendre compte des effets observés. (Voir dans le mémoire de MM. Deville et Debray, Sur le platine et les métaux qui l'accompagnent, le tableau qui donne la composition des divers minerais étudiés au laboratoire de l'Ecole Normale supérieure; Annales de chimie et de physique, 3 € série, t. LVI p. 4 £9.) Le diamagnétisme évident de tous les sols formes par ces métaux les doit faire classer parmi les corps diamagnétiques.
M Voir p. 19*1 du présent volum<\