‹ Œuvres de É. VerdetChapitre 162 sur 191 · POLARISATION EU.IPT. PAR LES CORPS NON MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

POLARISATION EU.IPT. PAR LES CORPS NON MÉTALLIQUES

polarisation cllipique par réflexion sur tes corps transparents ne permettent qu'un petit nombre de vérifications distinctes.

Les fonnrules de Gauchy doivent s'appliquer au cas de la réflexion sur le verre en contact avec Peau; cependant, dans ce cas, elles n'ont pas été d'accord avec les expériences de M. Jamin.

H est permis de se demander si les rayons évanescents ne s'ajoutent pas atix rayons proprement dits aussi bien dans la réflexion que dans la réfraction : il s'introduira alors de nouvelles constantes qui compliqueront les formules. Celte hypothèse devient probable si, comme plusieurs géomètres l'ont fait, on regarde les rayons évanescents comme des rayons à vibrations longitudinales. On aurait, en adoptant cette hypothèse, deux constantes dans les formules relatives aux métaux, et ce n'est qu'en donnant à la seconde constante une valeur très-petite qu'on retrouverait les formules de Mac-CuUagh.

On voit par là que les corps transparents ne doivent pas être considérés comme analogues à des métaux peu opaques, mais que les uns et les autres ne sont que des cas particuliers d'un cas plus général où les coefficients auraient des valeurs quelconques.

A02. ProfHPiétés dM Mrp* ««* pMsédeMt à la tm*m Mm wéUm%Èmm létrtliqpae et 1» réflemtoM wàmm ■nétalllvne* — Expériences ém Breiveter» de MmàMwà^^mr et de St^kee. —

Il y a des substances qui paraissent tenir le milieu entre les corps transparents et les métaux, et qui participent à la fois des propriétés des uns et des autres. Ce sont des substances qui ont un éclat métallique imparfait, mais qui n'ont pas l'opacité des métaux. Le chrysammate de potasse est de ce nombre; les cristaux de ce sel, lorsqu'on les écrase, donnent une poudre qui a un reflet particulier. Brewster^^^ reçut sur un prisme biréfringent les rayons réfléchis par cette poudre, et constata que la lumière polarisée dans le plan d'incidence était incolore , tandis que la lumière polarisée perpendiculairement au plan d'incidence était colorée fortement Ce fait resta isolé jusqu'à ce que Haidinger^^^ eût montré qu'il se produit pour un grand nombre de corps dont la poudre possède un reflet particulier : la

tO Pkil Trans., iSag^p. 187.

i« HVwi.BfT., XXXVI, 1 83.

lumière réfléchie polarisée perpendiculairement au plan dlncîdence est colorée et ne disparatt complètement pour aucune incidence; la lumière polarisée dans le plan d'incidence reste incolore sous toutes les incidences après la réflexion.

Si on opère avec la lumière homogène, comme l'a fait M. Stokes^*^, toute complication disparatt. On reconnatt que les corps qui possèdent les propriétés que nous venons de décrire se comportent, visà-vis de rayons de certaines couleurs, comme s'ils étaient métalliques, c'est-à-dire communiquent à ces rayons la polarisation elliptique, et vis-à-vis des rayons d'autres couleurs comme des corps transparents, c'est-à-dire polarisent complètement la lumière naturelle sous l'angle de polarisation, lorsque les rayons ont ces couleurs. Ainsi la carthamine se comporte comme substance transparente vis-à-vis des rayons rouges, pour lesquels elle est réellement transparente, et comme un métal vis-à-vis des rayons verts ou bleus, pour lesquels elle est opaque.

M. Stokes a reconnu qu un grand nombre de substances sont ainsi transparentes pour les rayons de certaines couleurs et réfléchissent les rayons des autres couleurs à la manière des métaux, ce qui produit une coloration par réflexion. Le fer oligiste paraît former la transition entre les métaux et les substances analogues à la ca^ thamine; il donne à peiné la polarisation elliptique aux rayons rouges, pour lesquels il est peu transparent, et l'imprime aux autres d'une manière d'autant plus prononcée qu'ils sont plus réfrangibles. On s'explique ainsi pourquoi le fer oligiste parait bleu lorsqu'il réfléchit sous l'angle de polarisation des rayons polarisés perpendiculairement au plan d'incidence, les rayons rouges manquant alors presque complètement.

Le permanganate de potasse possède les mêmes propriétés que la carthamine.

â03. Expériences de H. SmwMàîwk sur la réfleiKtoM fatale*

— La réflexion totale dépend des mêmes circonstances que la réflexion ordinaire; les rayons évanescents doivent donc exercer de l'influence sur la réflexion totale, et les formules exactes doivent dif-

<•) PhiL Mag.. (V), VI, 3()3. -- Ann. de chim. et dephyi.^^), XLVF,5o4.

POÙRISATION EM.ICr. PAR I.ES IIORIV NO.N MÉTAI.IJOUKS. 6ï7 fiîrer do r cIIps do Fresnol par l'iiilrodiirlinn flii (•nprtlcieijt dVIliplioiti''. Cauchy a monln'> qu'elles n'en (liirèn?nt que par un terme Irès-pelit i|ui peut érhappiT au\ e\périences. de sorte que le» Torinules (te Fresnel sont très-apprOehées.

Le compensateur <!(> M. Babinet est lrè»-propre à l'i^tude expi^rlinenlale de la polarisation elliptique produite par la n'-llcxion totale: main, en opérant avec un prisme de veri-e ordinaire, on arrivp à des l'ésullnls inadmissibles, vo qui lient à la modification que le verre subit |>ar le poli. La densitc- des rourhes superlîcielles est altérée, re qui rapproclie le verre des corps biréfrtnjfc'nts et introduit des dilTërences de phase qui ne concordent avec aucune théorie.

M. Jamin '" a écarté cette cause d'erreur par l'artifice suivant. Un prisme de verre ABCB', dont la base est un carré, est coupé en deux par un plan passant par AC. On accole les deux prismes triangulaires isocèles qui en résultent par leurs faces hypoténuses, en retournant l'un d'eux de façon que la face B'A (fîfj. -jcf) soit celle qui avant la section était parallèle à BC. On se sert, pour réunir les deux prismes, de baume du Canada, afin d'empâcher ta réflexion totale

Fi». 79- l''B- 8"-

de se produire sur AC. On étudie alors les dilTérences de |)base des composantes du rayon transmis par le double prisme sous difTérenles incidences, puis l'on détache les deuv prismes et on étudie la réflexion totale sur le premier prisme (fig. 80). Il est évident que les différences de phase introduites par le défaut d'homogénéité du verre seront les mêmes que dans les premières expériences, de sorte qu'on n'aura qu'à retrancher les différences de phase trouvées dans

Vmok, VI. - 0|rfiiiii.', II. ^0

les premièros expériences de celles qui auraient été trouvées dans la seconde série, pour avoir les différences de phase uniquement dues à la réflexion totale. En prenant ces précautions, on trouve que les résultats expérimentaux s'accordent d'une manière très-satisfaisante avec les formules de Fresnol.

POLARISATIOK PAR HKPLRXION ET PAR REFRACTION S(IR LES MILIRHX TRANSPA- RENTS ISOTROPES. RÉFLEXION ET RRKRACTIOBI DE LA L1-MIRRE P0L4RISÉF

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