‹ Œuvres de É. VerdetChapitre 40 sur 191 · P«toriacope à teliiteii ml-partles de Bravais · texte numérisé non relu

P«toriacope à teliiteii ml-partles de Bravais

M. Bravais a construit un polariscope qui permet de distinguer facilement la lumière polarisée rectitignement de la lumière polarisée elliptiquement ^'l Cet appareil est formé d'une lame de mica ou de

^'' Aniè. de chim. et tie phy$. , ( 3 ) , X Ll 1 1 , i tKj.

sulfate de cbaui d'une épaisseur lelle qu'elle produit dans la laiiiière jaune une dilTërcnce de marche égale à - entre le rayon ordinaire et le rayon extraordinaire. Si, au sortir de la lame, on reçoit la lumière sur un analyseur dont la section principale est parallèle au plan primitif de polarisation, les rayons jaunes manquent dans l'image extraordinaire, qui présente alors une teinte particulière qu'on désigne sous le nom de temte wtaibïe, parce que le moindre changement dans l'épaisseur de la lame ou dans la polarisation des rayons incidents suffît pour faire varier cette teinte d'une manière très-appréciable. Supposons, pour plus de simplicité, que la lame soit du sulfate de chaux : elle doit alors être taillée parallèlement à l'axe. On la coupe en deux par une section AB (6g. i5) et Tod retourne l'une des moitiés face pour face, de façon que les sections principilfls des deux moitiés de la lame soieot à ngle droit. Si la lame est à deux ua, i c'est par exemple du mica, eUe ddt élre taillée parallèlement à l'une et»

*'''{*'-'' sections principales du cristal, et Ton

peut considérer l'un des <ixes contenus dans cette section principale comme jouant le même rôle que l'axe unique dans la lame de sulfate de chaux.

Supposons qu'au sortir de la double lame la lumière soit refoe sur un analyseur dont la section principale est parallèle à la bissectrice des axes des deux moitiés de la lame. Si la lumière qui tombe sur la lame est polarisée rectilignement, chacune des images de l'analyseur est en général composée de deux moitiés teintes de couleurs différentes; mais en faisant tourner simultanément l'analyseur et la lame, de façon que la section principale de l'analyseur reste parallèle à la bissectrice des axes des deux moitiés de la lame, il est toujours possible de trouver une position dans laquelle chacune des images de l'analyseur présente une teinte uniforme qui est la teinte sensible pour l'image extraordinaire. Cette position est celle oti la section principale de l'analyseur est parallèle au plan primitif de polarisation. Il n'en est |>lus de mémo lorsque la lumière est po-

APPLrCATIONS POLARISCOPIQUES. 137

lamée clliptiqucmcal; car aloi's les deux composanles du rayon suivant les deux sections principales de la lame présentent une certaine différence de phase , et par suite les deux moitiés de l'image eitraordinaire, quelle que soit l'orientation de l'analyseur et de la lame, présentent toujours deux teintes différentes qui sont Tune audessus, l'autre au-dessous de la teinte sensible. On peut ainsi reconnattre une Irès-faible polarisation elliptique.

Pour mesurer la différence de marche des deux composantes du rayon elliptique, Bravais dispose en avant de la double lame un système formé de deux compensateurs de Babinet croisés de façon <)ue6Ï, dans le premier compensateur, le grand côté AB (fig. 16) de la base du prisme antérieur est parallèle à l'axe, dans le second compensateur le grand càté A'fi' du prisme antérieur soit perpendiculaire à l'axe. Si les parties centrales des deux compensateurs, MN et M'N', se correspondent exactement, l'effet produit par te système des deux compensateurs est nul.

Mais si on déplace l'un des compensateurs par rapport à l'autre, le système équivaut dans la partie commune à une lame de quartz d'une épaisseur constante et proportionnelle au déplacement.

On peut, d'après ce que nous venons de voir, en déplaçant l'un des compensateurs d'une quantité convenable, détruire la polarisation elliptique et ramener la lumière à la polarisation rectiligne, ce (|u'on reconnaîtra h ce que, la section principale de l'analyseur étant parallèle à la bissectrice des axes de la double lame, les images de l'analyseur présentent des colorations uniformes et l'image eitraor^ dinaire possède la teinte sensible. On peut calculer la différence de marche des composantes du rayon elliptique suivant les deux sections principales de la double lame d'après le déplacement du compensateur; il suffît pour cela d'avoir déterminé préalablement la grandeur du déplacement qui correspond à une différence de marche égale à-' Les deux composantes du rayon elliptique sont d'ailleurs

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toujours de mâmc intensité, puisque la section principale de l'analyseur fait des angles égaux avec les deux composantes.

Lorsquon opère avec la lumière blanche, le procédé de Bravais est au moins aussi précis que celui de M. Jamin. Mais, lorsqu'on veut opérer avec la lumière homogène, la méthode de Bravais est inapplicable et l'appareil de M. Jamin permet seul de déterminer les états de polarisation des diverses couleurs, états qui sont souvent fort différents.

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