Appareil de Wi* Grailleli pour la inemre ém
axea optique*. — Il nous reste à décrire les instraments i
l'aide desquels on mesure l'angle des axes optiques. L'appareil àe Soleil (212) peut servir à cet usage, mais il donne des résultai*^
('} Graiiich, KryitaUographiich-optiiche UrUenuchungen tWien^ i858. — Laing* H'*^* Ber,^ passim. — DescloÎMîaux , Ann, de» mities, XI, a6i; XIV, 33<). <*' Ann. de diim. $t de phys.^C^)^ XXXI 11, 891.
CRISTAUX A DEUX AXES. DISPERSION DES AXES. 185 peu précis. M. Grailicb a construit un appareil à la fois plus simple et plii9 exact que celui de Soleil, et qui permet de mesurer l'angle des axes optiques dans des conditions oh cette détermination est impossible par la méthode ordinaire. H arrive souvent, en effet, lorsque ta lame est taillée peipendiculairement à la ligne moyenne, que l'ange formé par les axes avec la normale est supérieur à l'angle limite de réfraction : la direction de Taxe dans le cristal ne correspond alors à aucune incidence réelle, et, tant que la lame se trouve en contact avec l'air, il est impossible d'apercevoir simultanément dans la figure formée par les courbes Isocbromatiques les deux foyers des temniRcates. Le procédé de M. Grailicb consiste à diminuer l'angle apparent des axes en plaçant la lame cristalline dans un milieu plus réfringent que l'air. Il se sert à cet effet d'une huile transparente ou d'un mélange d'alcool et de sulfure de carbone dont l'indice de réfraction peut varier entre i,3S et i.yB, limites entre lesquelles sont compris les indices de la plupart des cristaux. L'appareil de M. Grailicb (fig. -ig) se compose d'une cuve de verre ou de métal A, percée sur ses parois verticales de deux orifices B et G placés l'un en regard de l'autre. Ces oriBces sont munis de viroleii dans lesquelles sont lixés le polariseur et l'analyseur, qui sont des Nîcol d'une épaisseur très-faible. La cuve est remplie d'un liquide dont l'indice dillière peu de celui du cristal ; elle est fermée à sa partie supérieure par un disque circulaire de verre D qui porte sur sa circonférence une division en degrés. Ge disque est traversé en son centre par une tige métallique T qui porte à sa partie inférieure une pince dans laquelle on frxe la lame cristalline : cette pince est réunie à la tige au moyen d'une charnière et peut tourner autour d'un axe horizontal. La lame cristalline étant taillée perpendiculairement à ta ligne moyenne , on la place dans la pince, et on commence par rendre le plan des axes optiques horizontal. A cet effet, on dispose en avant de l'analyseur
nn fil homontal qu'on observe avec une loupe , et on fait tonrner la pince autour de la cbamière jusqu'à ce que la ligne qui passe par les deux foyers des lemniscates coïncide avec le fit. Si les deui foyers ne sont pas visibles simultanément, on peut se. servir de là l^e de symétrie des courbes qui entourent l'un des foyers. Pour mesurer l'angle apparent des aies optiques, on fait tourner la tige T de façon que les deux foyers des lemniscates coïncident suecessivement avec un fil vertical qui croise le (il horizontal : la tige porte une alidade munie d'un vernier qui se meut sur la division du disque D; on peut donc connaître l'angle dont elle a tourné, angle qoi n'est autre que l'ange apparent des axes. Connaissant les indices du liquide et du cristal, on put déduire de l'angle apparent des axes leur angle réel.
238. App«reUdeH.KIr«hk«irpMU>mMurM>lMaBBlM de* mTLtm optlqpaca relsMlii ««x Mlféreatea ««iileara. —
Lorsqu'on emploie l'appareil de Grailich pour déterminer les angles des axes optiques qui correspondent aux différentes couleurs, il faut éclairer la lame avec de la lumière homogène; or il n'est pas faciit de se procurer des lumières homogènes pffeeaiawt- teft-4iffii w|p«
teintes du spectre et rigoureusement définies. M. KircbhoS'a imaginé un appareil à t'aide duquel on peut mesurer l'an^^e des axes optiques, en se servant de la lumière du ^ectre solaire, de fafoa que les raies du spectre fournissent des points de repère parfaitcnent