‹ uvres de É. Verdet (volume 2)Chapitre 12 sur 166 · EsLpérieiices de IHJfl. Fizeau et Foucault. — MM. Fi · texte numérisé non relu

EsLpérieiices de IHJfl. Fizeau et Foucault. — MM. Fi

zeau et Foucault, en employant la méthode qui leur avait permis de montrer la possibilité de faire interférer deux rayons présentant une grande différence de marche, ont pu prouver directement que, lorsqu'un faisceau de lumière polarisée a traversé une lame cristallisée

''' Mémoii'H sur l'iniliioiice iM'ciproqiie dos rayons polarisi's [OKiivres nniipli'tfx <lr Firsnel, t. I, p. '12(1).

58 POLARISATIO.N CHROMATIQUE.

épaisse, la partie commune aux Jeux faisceaux polarisés à an^le droit qui sortent de la lame n'est pas, comme pourrait le faire supposer la manière dont elle se comporte dans un analyseur biréfringent ordinaire, de la lumière naturelle ou de la lumière partiellement polarisée ; mais que chaque rayon simple se modifie en traversant la lame suivant les mêmes lois que si la lame était assez mince pour donner des couleurs'".

Dans ces expériences, un faisceau de rayons solaires parallèles entre eux et totalement polarisés traversait une lame cristallisée trop épaisse pour donner des couleurs et était reçu ensuite sur un prisme de Nicol. Le faisceau extraordinaire que laissait passer cet analvseur tombait sur une fente étroite derrière laquelle un prisme et une lentille étaient disposés de façon à donner un spectre trèspur. Lorscjue la section principale du Nicol est parallèle au plan de polarisation primitif, on distingue dans le spectre un grand nombre de bandes noires équidistantes, et entre ces bandes l'intensité varie d'une manière régulière; ces bandes correspondent à des rayons qui manquent dans l'image extraordinaire fournie par le Nicol, et qui sont par conséquent polarisés dans le plan primitif. Si la section principale du Aicol est orientée dans l'azimut ^i, c'est-àdire placée dans une position symétrique du plan de polarisation primitif par rapport à la section principale de la lame, on aperçoit encore un svstème de bandes noires qui n'ont plus les mêmes positions que précédemment, ce qui annonce que les ravons correspondant aux positions que ces bandes occupent dans le spectre sont polarisés dans l'azimut 2«. Pour toute autre position de l'analyseur, il n'y a plus de bandes complètement noires, mais simplement des minima d'intensité, d'où l'on doit conclure que les azimuts zéro et 2? sont les seuls dans lesquels les rayons puissent être complètement polarisés. Enfin, lorsque l'angle i est égal à /i5 degrés, certaines teintes conservent une intensité constante pendant la rotation de l'analyseur, ce qui indique l'existence d'une série de ravons complètement dépolarisés : les couleurs de ces rayons sont intermédiaires entre celles des rayons polarisés dans le plan primitif et celles des r.nons polarisés dans Tazimut •>?.

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