POLARISATION CIRCULAIRE ET ELLIPTIQUE
181. Coinliinaison de deux, rayons polarîsiéi^ à aii^le droit et présentant une différence de marche. — Supposons qu'un rayon polarisé tombe normalement sur une lame cristallisée; si la lame est à un axe, ce rayon se décomposera en deux rayons dont l'un est ordinaire et polarisé dans le plan de la section principale, tandis que l'autre est extraordinaire et polarisé dans un plan qui est toujours sensiblement perpendiculaire à celui de la section principale (làh); si la lame est à deux axes, il n'y a plus, à proprement parler, de rayon ordinaire : nous continuerons cependant, pour simplifier le langage, à appeler rayon ordinaire celui qui se rapproche le plus de suivre la loi de Descartes, et section principale le plan dans lequel ce rayon est polarisé. Comme, dans les cristaux à deux axes, les plans de polarisation des deux rayons réfractés sont toujours sensiblement perpendiculaires (150), nous pourrons dire encore que le rayon polarisé, en pénétrant dans la lame, se divise en deux rayons polarisés l'un dans le plan de la section principale, l'autre dans un plan perpendiculaire.
Dans tous les cas, le rayon polarisé en traversant la lame cristallisée se divise donc en deux rayons polarisés à angle droit; ces deux rayons, si la lame est peu épaisse, ne se séparent pas d'une façon sensible et restent superposés à l'émergence; mais, ayant traversé la lame avec des vitesses différentes, ils présentent une différence de marche proportionnelle à l'épaisseur de la lame. Il s'ensuit que, sur le rayon résultant de la superposition de ces deux rayons j)olarisés à angle droit, la vibration n'est plus en générai rcctdigne. mais présente des formes variables que nous allons maintenant nous proposer d'étudier.
Prenons pour plan de figure (fig. 3 ) un plan per|)endiculaireaii rayon; soieni W r[ SS' h's traces sur ce pl;m du plan prnnilif de
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