PHÉNOMÈNES EXPÉRIMENTAUX
vient en chaque point moitié moindre, et, d'après la loi précédente, la différence de marche devrait aussi être réduite à moitié; mais, comme d'un autre côté l'augmentation d'épaisseur tend à doubler la différence de marche, cette différence reste invariable. La constante de la différence de marche, quelle que soit l'épaisseur lorsque la charge demeure constante, prouve donc la proportionnalité de la différence de marche à l'épaisseur, lorsque la charge varie en même temps que l'épaisseur, de façon à maintenir une compression constante.
Dans ses premiers travaux, M. Wertheim avait cru trouver un rapport constant entre la double réfraction des corps comprimés ou dilatés et leur coefficient d'allongement ou de contraction; mais en poursuivant ses recherches sur le verre pesant, le spath lluor, l'alun, le sel gemme, il reconnut que cette loi n'est pas générale.
Enfin, un dernier résultat déduit des expériences de M. Wertheim consiste en ce que, dans les limites des expériences, les valeurs absolues des différences de marche entre les rayons réfractés par le corps comprimé ou dilaté sont indépendantes de la longueur d'ondulation. Il résulte de là que les différences de phase sont en raison inverse des lon^'ueurs d'ondulation, et que les effets delà dispersion sont rendus à peu près iusensibles.
dO'2. Effets de la compression sur les cristaii^i;. biréfrin-
geiats. — Après avoir étudié les (^Ifets produits |)ar la compression ou la dilatation sur les corps uniréfringenls, on a dû nécessairement se demander quels sont ceux qu'éprouvent les cristaux biréfringents; les premières expériences faites à ce sujet sont encore dues à Brewster et datent de t8iC'. En comprimant une lame de quartz, il obtint des résultats identiques à ceux (pii résulteraient de l'addition d'une lame cristalline de même nature ou d'une augmentation d'épaisseur, d'où il résulte que, comme pour les corps uniréfringents, l'élasticité optique augmente dans le sens de la compression (299).
Les résultats obtenus par Brewster ont été vérifiés par un minéralogiste allemand, Pfaff''^', à l'aide de j)rocédés assez grossiers, mais
(') Edinb. Tram., VITI,98i.
<^) Poi.ir.Ann.,C\n, 333, CVIII, 596. — i/i». de chim. pI de phjs., {l^), LVII, 500.
370 DOUBLE REFRACTION ACCIDENTELLE.
qui l'ont conduit à quelques observations remarquables. En effet, en comprimant convenablement un cristal de quartz, il a pu changer la forme des courbes isocbromatiques données par ce cristal et transformer les cercles en lemniscates; il avait donc réussi à donner au quartz, par la compression, toutes les propriétés des cristaux à deu.x axes.
B. — Double ri:fr\ctio\ prodlite par la trempf. oc par la strlt.tlre molécllaire