‹ uvres de Édouard Grenier (volume 2)Chapitre 18 sur 41 · NABOTH · texte numérisé non relu

NABOTH

Salut ! mes amis, mes fidèles !

Comment me trouvez-vous sous le manteau royal?

J'ai bon air, n'est-ce pas, sous ces flots de dentelles? Elles gênent un peu mes ailes, Mais au fond ce n'est pas un mal :

Un essor lent sied mieux à qui n'a pas d'égal. Vous étiez loin de vous attendre A me voir cette majesté.

Et vraiment je dois vous surprendre

Par tant de grâce jointe à tant de dignité. Vous auriez dû mieux me connaître.

Le pouvoir m'a toujours séduit :

J'étais né pour parler en maître;

Et voilà bien mille ans que j'attends cette nuit.

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