‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 103 sur 128 · A FROMENTIN · texte numérisé non relu

A FROMENTIN

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vv Fromentin ! ami de mes jeunes années, La vie a pu disjoindre un jour nos destinées, Et longtemps, trop longtemps, écartant nos chemins, Sans diviser nos cœurs, séparer nos deux mains. Mais plus tard, mûrs tous deux quand nous nous rencontrâmes. Quel élan mutuel a rapproché nos âmes ! Hél^s 1 le sort jaloux avait compté tes jours. N'importe I Je t'aimai, je t'aimerai toujours ; Toujours le souvenir de ta tête pensive, Et l'admiration que le regret avive Pour ton œuvre charmante et tes nobles efforts. Te feront une place à part parmi mes morts. Et ce n'est pas ici, dans ce Sahel d'Afrique Qu'illustra ta palette et ta plume magique, O peintre deux fois peintre, ô poète accompli ! Que pour toi dans mon cœur peut commencer l'oubli. Alger.

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