‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 102 sur 128 · LE %OSIE% 'DU 'BE^G^LE · texte numérisé non relu

LE %OSIE% 'DU 'BE^G^LE

-LliER, à l'heure matinale, J'admirais les fraîches couleurs D'un pied de roses du Bengale, Chargé de boutons et de fleurs.

Quel charmant emblème! me dis- Roses et boutons entr'ouverts - Fleurissent sur la même tige, Tout en étant d'âges divers.

Ainsi des tendresses nouvelles Dans mon cœur naissent à côté De vieilles amitiés fidèles A qui rien ne peut être ôté.

348 RAYOxs d'hiver

Voyez! est-ce que par la rose Le frais bouton est envié?

Une tendresse fraîche éclose Nuit-elle à l'ancienne amitié?

La rose' au bouton fait sa place Sans accaparer le rosier; Chacun l'enchante de sa grâce, Et chacun le possède en entier.

La rose un jour sera fanée; Mais l'amitié, c'est diâFérent :

Le temps l'embellit; chaque année La revêt d'un charme plus grand.

Doux nœuds resserrés par la vie, Et par le temps sanctifiés, Ke craignez pas qu'on vous oublie, O chères vieilles amitiés !

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