‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 105 sur 128 · STYLITE .4%^'BE · texte numérisé non relu

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r RÈs du fort Bab-Azoun, où s'arrête le quai, Au coucher du soleil souvent j'ai remarqué Un Arabe accroupi sur la margelle en pierre, Immobile, les yeux perdus dans la lumière. On dirait un monceau de laine. Son burnous L'enveloppe en entier de la tête aux genoux ; Et ses plis poussiéreux ne laissent voir qu'à peine Le profil d'une face amaigrie et sereine, Où la peau n'est qu'un cuir tanné par le soleil. Et deux grands yeux profonds, d'un éclat sans pareil. Qui ne voient que le ciel et la mer. — A quel rêve Peut se livrer ce front qui jamais ne se lève ? Est-ce un pauvre idiot ? ou bien un marabout Ivre de Dieu, sondant l'énigme du Grand-Tout,

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