‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 58 sur 128 · L'OFF%E · texte numérisé non relu

L'OFF%E

V^u I veut de mon cœur ? mon cœur m'est à chargi 11 est tendre, aimant, vaste et si profond. Que tout l'univers y tiendrait au large. Sans toucher le fond.

Une enfant passait. — Le veux-tu, ma belle? — Ton cœur est trop jeune et ton front trop vieux, Dit la belle enfant, dit l'enfant cruelle. Dont i'aimais les veux.

u pars chargé de tristesse, L'œil sombre, l'air abattu...

Quel amer souci t'oppresse?

D'où viens-tu, cœur en détresse?

Où vas-tu?

— Je viens des rives si belles Où se trouve un coin béni.

Où l'on croit aux cœurs fidèles.

Où l'âme a devant ses ailes L'infini.

Et je vais vers la souffrance, Vers mon destin accompli, Vers l'abandon, le silence.

Le froid, le vide, l'absence Et l'oubli.

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