‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 59 sur 128 · CHANSONS · texte numérisé non relu

CHANSONS

OtCO'K. Joi^fBl'H.

ON jardin est une volière Où les fauvettes, les pinsons, Jettent leur note familière ; Et ma muse, vieille écolière, Voudrait bien imiter leurs naïves chansons.

Mon jardin est un nid de roses; Tous les jours, en buissons épais, J'y vois des fleurs fraîches écloses; Et mon coeur, plein d'ombres moroses, Voudrait bien posséder leurs parfums et leur paix.

Mon jardin est comme une tombe Où fleurit maint cher souvenir; J'y marche seul, quand la nuit tombe, Et mon âme, au vol de colombe, Va vers ceux qui sont morts pour ne plus revenir.

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