EN ARRIVANT
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rE UT-ÊTRE d'autres lieux sont-ils plus beaux encore ;
A Florence, à Sorrente, aux rives du Bosphore,
La vie également s'écoule à flot léger;
Mais je préfère à tout l'air et le ciel d'Alger.
C'est mieux que l'Orient et c'est encor la France,
Le ciel plus haut, plus vaste, a plus de transparence,
La nuit plus de douceur ; les étoiles, le soir,
Y brillent dans l'azur sur un velours plus noir;
La mer sous ses flots bleus au loin s'y développe
Avec une grandeur inconnue à l'Europe,
Et ses coteaux, pleins d'ombre et d'arbres toujours verts
Font de ce lieu béni l'Éden de l'univers.
Et puis, dirai-je tout? Ce n'est plus le vieux monde ;
C'est pour nous un nouvel empire qui se fonde;
C'est une arène neuve ouverte à nos enfants :
C'est la jeunesse enfin et ses dons triomphants.
Mustapha d'Alger.
O TOESIE
\-y poésie ! ô poésie !
On rit lorsque dans nos sonnets Nous parlons de ton ambroisie ; Mais moi, mais moi, je la connais !
Douce et chère consolatrice, Qui sur nos maux et nos douleurs, Pour mieux cacher la cicatrice.
Viens jeter des gerbes de fleurs ;
Qui, lorsque tout nous abandonne, Restes fidèle à nos vieux ans.
Et fais tant qu'enfin l'on pardonne A la vie, à ses faux présents !