‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 88 sur 128 · CE QUI %ESTE · texte numérisé non relu

CE QUI %ESTE

J E ne suis plus ambitieux :

J'ai trop regardé les étoiles; L'infini cache sous ses voiles

Trop de mondes et trop de cieux.

Suis-je encore amoureux ? — Peut-être 1 Mais si le prestige divin M'effleure un instant, c'est en vain :

Je n'ose le laisser paraître.

Pauvre esprit toujours affamé I Pauvre cœur avide et si tendre!

A quoi donc désormais vous prendre?

Peut-on vivre sans être aimé ?

3l6 RAYONS d'hiver

Non, sans doute ! mais il nous reste Le culte de nos morts chéris, Et pour nos déclins attendris L'amitié, l'amitié céleste.

Page 1