DEDICACE
JOHN WALMS
AL" 1RES TLI.USTIU; I;T TilKS M)
SIR KENELM DIGiiY,
Thés illustiie ht mfes mibi.k ciievilieh,
Chaque l'ois qu'à pari moi je repense aux multiples obligations que je vous ai, je désespèt-e entièrement d'égaler mes titres îi vos faveurs; il ne me reste pas même & compter pouvoir, pour de tels bienfails, acquitter ma dette de remercfments. J'oserais plutôt me croire capable de triompher de toute autre difficulté, que de celle de vous témoigner une reconnaissance digne de vous ou égale !i mon devoir. En tout cas, je dois considérer comme uu honneur insigne, inappréciable, que votre faveur ait daigné venir me cbercbcr sans (|ue j'aie eu à l'implorer et quand j'étais ioin d'y prétendre; mais bien plus, vous m'avez de vous-môme recommandé, moi et mes LravaiiK, a d'autres personnages de premier ordre; et pour mes intérêts vous avez montré autant de sollicitude, pour ma renommée, déployé autant de zèle, (juc s'il se filt agi de vous-même.
Ainsi donc cela est de vous, cela vous est entièrement imputable, que j'aie été appelé à correspondre avec vous et en même temps avec ces autres personnages illustres; que vous ayez obtenu d'elles à mon endroit de tels éloges, qu'ils dépassent tout ce que je pouvais, je ne dis pas me promettre, mais espérer d'elles; qu'il me sera impossible de me les arroger, sans enfreindre les règles de la modestie. Si en effet, pour nous conformer ii vos désirs, nous avons, le très honorable Vicomte Brouncker et moi, abordé quelques problèmes, tant d'Arithmétique que de Géométrie, proposés par les célèbres Fermât et Frenicle (que la Franco, ainsi que vous le dites, estime les premiers en ces sujets); si nous en avons donné la solution, nous ne prétendons point pour cela, je dirai mieux : nous n'avons jamais espéré ni n{iiis faire
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Iraiter d'Hercules ou de Samsons, ni vous voir mettre au rang des premiers inailres de ce siècle ('), éloges pur lesquels des hommes aussi supérieurs ([ne nos correspondants ont su nous faire rougir. Je parle pour moi dii moins; car je ne voudrais en rien rabaisser les titres du très noble et très savant Vicomte.
Mais de telles personnes ont droil, elles aussi, S des rcmercfments que Jc vous prie de leur adresser en mon nom, pour avoir daigné m'honorer de Jour commerce et me traiter avec tant de bienveillance; car il ne faut nullemenl tenir compte de quelques expressions, parfois un peu sévères, échappées dans le cours des discussions. Je voudrais les prier à mon tour de vouloir bien excuser ce que nous avons pu, le très honorable Vicomte et moi, écrire de notre côté un peu trop librement; si, de môme, nous avons manqué à leur accorder tous les titres auxquels a droit leur rang, c'osl. que j'ignorf les usages ot les dignités de leur pays; j'aurai, bien contre mou gré, commis une faute à l'égard de personnes aussi illustres et aussi éminentes.
De vous enfin, très illustre Chevalier, de vous que, rendu toujours plus audacieux par votre faveur même, nous avons tant de fois fatigué, c'est do l'indulgence que je réclame, non pas un éloge. Ne dédaignez pas, je vous eji prie, d'accepter l'offre que je vous fais do ce qui vous apparlient, car iiresque toul. en a été écrit par vous ou à vous.
Mais vous avez, nous le proclamons, également droit it la reconnaissance publique pour avoir, cette fois conune ailleurs, défendu avec autant d'ardeur la nation anglaise, montré autant de souci pour sa gloire; ii part du moins cette erreur pardonnable d'avoir appelé, pour lutter contre de pareils athlètes, un champion aussi chétif, aussi peu exercé que moi. Car si, en cette affaire, je ne m'en suis pas tiré trop malheureusement, je ne voudrais pas qu'on jugeât des forces des Anglais sur l'échantillon de ma faiblesse.
\()ic(i, très insigne Seigneur, puissiez-vous rester longletnps encore l'aclii liroiiiotoiif des belles-lettres et l'omomeni de la nation anglaise.
('} Expressions ils Fronieio- - (■'où- ci-iipriis les i.oSlics ^1, ii oi U.
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