CAVA- LIERS
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Total des fantassins
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Total des cavaliers
Frédéric -Guillaume parvint à la régence dans un temps de calamité. Pour soulager ses provinces, épuisées d'hommes et d'argent, il lit imc réforme dans ses troupes : la cavalerie, sur ce qu'elle refusa de lui prêter le serment ordinaire, fut congédiée; et l'Electeur, afin de s'en faire un mérite auprès de l'Empereur, lui céda deux mille chevaux; l'Electeur ne conserva que deux cents maîtres et deux mille fantassins, qui formaient les régiments des gardes, de Burgsdoriî, de Trotha et de Ribbeck.
Frédéric-Guillaume fut le premier élçcteur qui entretint à son service iui corps d'armée discipliné régidièrement. Les bataillons d'infanterie étaient composés de quatre compagnies, à cent cin-
* Conrad Burgsdorfl', colonel.
l> Didier Kracht, colonel.
r Herniann Goldacker.
«• Hartmann Goldacker.
* Ce colonel Rochow appartient à l'infanterie, et doit être rançc entre Volckuiann et Trotha.
DU MILITAIRE
quanle tètes chacune; un tiers du bataillon était armé île piques, le reste avait des mousquets, l'infanterie portait des habits d'ordonnance et des manteaux. Les cavaliers se pourvoyaient euxmêmes d'armes et de chevaux; ils avaient la demi - armure : ils combattaient par escadrons, et ils menaient souvent du canon avec eux.
En iG53, n , il survint une hrouillcric entre l'Electeur et le palatin de TNeubourg, touchant la succession de Clèves. A cette occasion. l'Electeur augmenta ses troupes: il leva cinquante-deux compagnies de cavalerie, et quatre-vingt-deux compagnies d'infanterie; et le comte de Wittgenstein passa à son service avec les régiments de cavalerie de Wittgenstein, de Storekow, et d'Oslcn. et ceux d'infanterie de Pissait, de Hanau, et de Maillard.'» Apres que l'Electeur eut accommodé ses différends avec le Palatin, il licencia la plus grande partie de ses troupes. i6i>5. La guerre qui s'alluma peu de temps après entre Charles- Gustave et la république de Pologne, donna lieu à une nouvelle augmentation : l'Electeur, soutenu des subsides suédois, fit les derniers efforts pour mettre une armée sur pied: selon les archives, sa cavalerie montait à quatorze mille quatre cents chevaux. c Ce nombre paraît exagéré de beaucoup: cependant ce qui pourrait rendre ce fait croyable, ce sont les noms des chefs et des corps, que l'on nous a conservés, à savoir: les gardes; les généraux Waldeck,* 1 Kannenberg, DerITlinger : les colonels Lottum. Spacn, Siegen, Mantcuflbl, Schcnck, Wohlraht. c StranU. Ucinau, Halle, Eller, Quast; dragons: Waldeck. Canitz, Kalckstein. Lesgewang, Lehndorff. Sack et Schlieben. Comnie le dessein de l'Electeur était d'attaquer les Polonais, dont la force principale
» En 1601.
M. de llcrtzbcrg nomme ces trois officiers Bissùrt. coiutc de llanau . et Maillant.
c Le Koi a tiré le chiffre de l'effectif de l'armée en 1600, du Theatntrn r«rnpaeum, t. 7. p. SoG ; cependant il a omis, d'après .Mantcuffcl, le régiment Lesgewang, fort de huit cents hommes de cavalerie : de là vient que son chiffre total n'c»t pas d'accord avec celui de quinze mille deux cents, donne par le The.alrum curopw.um.
d George -Frédéric comte de Waldeck, alors lieutenant -général.
* George -Henri de Wallcnrodt. colonel.
consiste en cavalerie, il se peut qu'il voulût leur opposer les mêmes armes et un corps en état de se l'aire respecter d'eux. Son infanterie monta jusqu'à dix mille six cents hommes, consistant dans les régiments des gardes à pied, du grand maître d'artillerie Sparr, de Waldeck, Groolc, comte de Waldeck, Kalckstein. klingspor. Taubcnkehiy» Gôtzc, Ilugl et Ellcnbcrg :'» pendant tout le cours de la guerre, que ce prince Ht avec les Suédois en Pologne, Waldeck, en qualité de lieutenant-général, commanda les troupes sous lui. Une partie de cette armée suivit l'Electeur en Pologne : le reste des troupes fut distribué dans les provinces.
Après que Frédéric- Guillaume eut fait sa paix avec les Polonais, il secourut le roi de Danemark, que Charles-Gustave assiégeait à Copenhague: il marcha en personne dans leHolstein, à la tête de quatre mille hommes d'infanterie, et de douze mille chevaux, dont la moitié était composée des cuirassiers de l'Empereur.
Après la paix d'Oliva, l'Electeur fit encore une réduction dans ses troupes; mais elle ne fut pas considérable : il entretint depuis tin nombre de généraux, ce qui prouve bien qu'il devait avoir des soldats à proportion. Le maréchal Sparr est le premier qui ait porté ce caractère dans le service de Brandebourg; les généraux qu'il avait alors étaient : Dcrfflinger. grand maître d'artillerie: lieutenants -généraux : le prince Jean -George d'Anhalt, le comte Dohna, le baron de Kannenbcrg et le sieur de Goltz ; générauxmajors : les sieurs de Pfucl, de Bar,* de Gorscbcn, d de Quasi, d'Ellcr, de Spaen et de Trotha.
Lorsque la guerre de 1G72 commença. l'Electeur entretint vingt-trois mille cinq cent soixante-deux hommes: l'armée qu'il conduisit en Alsace au secours de l'Empereur, était de dix -huit mille combattants; il augmenta ensuite ses troupes jusqu'au nombre de vingt -six mille hommes, et s'en servit dans ses campagnes glorieuses de la Poméranie, qu'il conquit, et de la Prusse, dont il chassa les Suédois.
» Christoph - Frédéric de Dobeneck, colonel.
•» Jonas baron d'Etilcnbourç. colonel.
r Hawyr.
<• Gortxke.
DU MILITAIRE
A l'avènement de la régence tle Frédéric - Guillaume , les Lroupes étaient mal payées et mal entretenues; cette espèce de confusion dura jusqu'à Tannée 1(176, que Gnimhkow, ministre des finances . introduisit l'accise dans les villes.» Ce revenu fixe et assuré fut assigné à la caisse de guerre; le prêt du fantassin allait à un écu et demi par mois, et la paye des officiers était assez mince. Pendant la guerre de Pologne et celle de 10*72, Frédéric-Guillaume entretint ses troupes, tantôt par les subsides des Suédois, et tantôt par ceux des Autrichiens, des Espagnols et des Français: mais depuis l'année 1676, l'augmentation de ses revenus par le moyen des accises, et le duché de Magdehomg dont il entra en possession, avec l'amélioration de ses provinces, qui se relevaient insensiblement des calamités que leur avait fait souffrir la guerre de trente ans, toutes ces ressources, bien administrées, lui fournirent le moyen d'entretenir par lui-même un corps de troupes considérable.
A la mort du Grand Electeur, son armée se trouva forte des troupes de campagne suivantes :
INFANTERIE