‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 2)Chapitre 30 sur 51 · NOMS DES · texte numérisé non relu

NOMS DES

RÉGIMENTS

Gardes

Electrice

Prince électoral ....

Prince Philippe ....

Prince d'Anhalt ....

DerITlinger

Holstein

Spaen

DonholT

Latus

BATAIL- LONS.

DES

RÉGIMENT S

BATAIL- LONS.

Transport

Barl'us

Zielen

Courlande

Belling

Varenne

Pollnilz

Cournuaud

Briqiiematilt

Tolal de l'infanterie

» D'après le vœu «les villes, l'accise fut introduite au lieu de la contribution, le i"juin 1667; Joachim - Ernest de Grumbkow n'était alors encore que capitaine. Il quitta le service militaire en 1G78, devint commissaire -général de la guerre le ai décembre '679. et conseiller d'Etat actuel ou ministre le 4 septembre 1684. C'est par les ordonnances de 1680 et de 1684 qu'il eut le mérite de régler l'a

NOMS

DES

RÉ G 1 \1KNT S.

ESCA- DRONS.

DES

RÉGIMENTS

ESCA- DRONS.

Cuirassiers.

Gardes du corps . . .

Grands mousquetaires Grenadiers à cheval .

Régimenl «lu corps. .

Prince, électoral ....

Transport Prince Henri île Saxe

Total «les cuirassiers

Dragons.

Régiment du corps . . Derlïlinger

Lattis

Total de la cavalerie

Outre ce nombre de troupes, les garnisons étaient à part: et il y avait :

a Friedrichsbourg . .

à Francfort

Total des garnisons

. . 18 compagnies

Pendant la régence de l'Electeur, les bataillons étaient composés de quatre compagnies; la compagnie, de cent cinquante hommes. Selon ce calcul, un bataillon taisait six cents tètes; l'infanterie de campagne, vingt et un mille combattants; les troupes de garnison, deux mille sept cents; et la cavalerie, comptant l'escadron à cent vingt maîtres, quatre mille huit cents chevaux : de sorte que le total de l'armée montait à vingt- huit mille cinq cents combattants.

L'infanterie combattait alors sur cinq ou six fdes de hauteur; les piquiers faisaient un tiers d'un bataillon; le reste des soldats étaient armés de mousquets à l'allemande. L'infanterie, quoique assez mal vêtue, avait, outre ses habits d'ordonnance, de longs

DU MILITAIRE

manteaux roulés et repliés sur les épaules, à peu près de la façon que des bustes antiques nous représentent les consulaires romains. Lorsque l'Electeur lit cette célèbre expédition de Prusse en hiver, il lit distribuer des bottines à tous les fantassins.

Sa cavalerie avait encore l'ancienne armure en entier: elle ne pouvait «mère être disciplinée, car chaque cavalier se pourvoyait île chevaux, d'habits et d'armes, d'où il résultait une bigarrure étrange pour tout le corps. Il paraît que Frédéric-Guillaume préférait sa cavalerie à son infanterie : il combattit à la tête de la première aux batailles de Varsovie et de Fehrbellin. II avait tant de confiance dans cette troupe, qu'on trouve fréquemment dans l'histoire que sa cavalerie menait du canon avec elle. 11 est trèsapparent que cette prédilection n'était pas sans fondement , et que l'Electeur, ayant fait ses remarques sur la nature de ses Etats, qui sont plaines pour la plupart, et sur les troupes de ses voisins, principalement des Polonais, qui consistent presque toutes en gens de cheval , préféra par ces raisons sa cavalerie à son infanterie, comme lui étant d'un usage plus universel.

Du temps de Frédéric - Guillaume . on ne formait point de magasin : le pays où l'on faisait la guerre fournissait à l'entretien des troupes, tant pour la paye que pour les vivres. On ne campait «pie lorsque l'ennemi s'approchait de l'armée, et qu'on pouvait ou voulait en venir aux mains. Parées raisons, on quittait un pays après l'avoir mangé; les armées vagabondes désolaient une province après l'autre: et les guerres se perpétuaient d'autant plus que les armées étaient petites, leur entretien, peu coûteux, et que les généraux qui conduisaient les troupes trouvaient Je moyen de s'enrichir en prolongeant la guerre.

Parmi les généraux de l'Electeur, le vieux Derfflinger et le prince Jean- George d'Ànhalt avaient la plus grande réputation. Si le conseil du prince d'Ànhalt avait été suivi en iGy3, l'Electeur aurait attaqué Turenne. et peut-être l'aurait -il battu. Le prince d'Anhalt passait pour sage, et DcrlTlinger, pour entreprenant: ce dernier servit bien son maître à la surprise de Uatlienow, à la poursuite des Suédois après la bataille «le Fehrbellin , et à hâter la diligence extraordinaire «les troupes dans l'expédition de Prusse. Après Derffliriger, les plus estimés de ses généraux

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