DISCOURS SUR LES LIRELLES
Le Discours sur les satiriques et le Discours sur les libelles sont nommés dans un catalogue des nouveaux ouvrages du Roi commuQii|ué par l'Auteur au marquis d'Ai^s dans le post-scriptum de sa lettre du 12 mai 1759, que nous donnerons en son lieu. Ils ne font qu'un, pour ainsi dire, par leur date et par leur contenu; mais ils furoit composés et publiés séparànent, à l'occasion des écrits injurieux qvrf paraissaient de toutes paiis contre l'Auteur, en partie k l'instigation du duc de Cboiseul et de la cour de Vienne. Le Roi fait allusion à ces pamphlets dans son EpUre au marquis d'Argms, en date du 19 novembre 1 759 :
Moi» que l'adversité nourrit à son école, Qu'à Vicooe un frauduleux écrit A dépeint errant et proKril, etc.
Dans sa lettre à Voltaire, du 24 février 1760, il dit : «Je fais la «guerre de toutes les façons à mes ennemis} plus ils me persécute*
AVERTISSEMENT
«ront, el plus je leur taillerai de la besogne. Et il je péfis, ee aera
- sous un tas de leurs libelles y parmi des armes brisées sur un champ -de bataille.» On peut ron^iilfer encore là-dessus le chapitre de Vflixfoirc de la guerre de sept ans- (t. IV, p. i8o), où le Roi, parlant du style injurieux et déshonumni des écrits émanés de la chancellerie auU'icUieune et de la diète de RaLisbonne, eu ijS^, ajoute que Vindécence et le acandale de ces écrits avait continué et s'était même accru à proportion des succ^ des armes autricUeniMe.
Voltaire écrit à Frédéric, en date du aa mars 1789 : «Le JDm- ^eours sur /es satiriques est tr^-beau et tràs -juste; mais peimettei- «moi de dire à Votre Majesté que ce ne stmt pas toujours des gredins
• obscurs qui combattent avec la plume; vous n'ignorez pas que c'est »un des chefs du bureau des alTaires rîr.ini,'! fes ijui ,1 fait les Lettres
• d'un Hollandais. Votie Majesté connaît les auteurs des invectives im- •primées en Allemagne; elle a vu ce qu avait écrit mylord Tyrconnel.>
Le marquis d'Argens parle du Discours sur les libelles dans sa lettre au Roi datée du 5 mai 1769.
Les manuscrits et les éditions originales de ces écrits nous ayant également manqué» nous avons eu recours à rimpresdon la ^us ancienne qui nous soit connue. Elle se trouve dans les CEworet du Philosophe de Sans -Souci. Dernière édition, enrUMt de variantes, A Francfort et à Lcipzicf, chez Henri -Louis Brîînner, 1702, in -8, t. II, p. 339 — 353; p. 353 — 305. \ous avons collalionnc ce texte avec celui des Œuvres de Frédéric //, pnUires du vivant de l* Auteur. A Berlin, 1789, t. II, p. 211—226, et p. 227—238; nous ics avons trouvés coEdTonnes, sauf quelques petites ecmeetions grammaticales que présente ce donier.
SUR LA POÉSIE
Dans une lettre datée du 2 seplembi^e 1 760 , d Aleoibei L écrit à Voltaire % ««Tai lu, le jour de Saint-Louis (aS août), à rAcadémie française» «on morceau contre les mauvais poM et en votre honneur.» C'était la première partie de ses Réflexions sur la poésie , éeriUs h i'œeasion des pi/ ees gae VAcodénue a reçues cette année pour le eoneours.
Le Roi ne goûta pas ces Réflexions, et il composa pour les réfuter les Réflexittns sur les lirfle.iiotis des fiéonit /res sur la poésie , que personne avant nous n'avaif publiées. KIIps furprit rédigées au mois fVavril 176a, comme on le voit par la lettie, inédite jusqu'ici, que le Uoi
DE L'ÉDITEUR
écrivil au niaiquis d'Aigcos le i8 du même mois. Le manuscrit original, qui se compose de neuf pages in- 4, fst écrit de la main du Roi; il se trouve aiL\ archives royales du Clabinel (Caisse Sgj, D). La réponse de d' AlfTiihprt à cet écrit, datée du ay mai 17^)2, sera publiée dans ia Correspondance.