DE L'ARMEE
La dtiiation de cet Etat nous oblige d'entietenlr beaucoup de troupee, car nos voiains sont FAutricbe, la Ruine, la France eila Suède. Le pied de gueire est de deux cent vingt miUe hommes, y compris les bataillons francs et Taugnientation dans la cavalerie.
De ce nombre on pourra mettre en rampag^nc cent quatre -vinçt mille hommes: mais dès qu'il lauL ioiiiier trois armées, il saute aux yeux que nous n'en avons pas trop en comparaison de nos voisins. Je crois que la discipline doit l'ester sur le pied où elle se trouve, ainsi (|ue les évolutions introduites, \ moin-^ <|up la guerre ne change, car alors il n'y a de parti qu'à se plier aux circonstances et à changer avec elles ; mais pour égaler les ennemis ou les surpasser, il faut que ce soit par Tordre et par la diseipline, encourager les officiers et les distinguer, pour <|u'une noble ému* lation les porte à surpasser leurs adversaires qu'ils ont à combattre. Si le souverain ne se mêle pas lui-même du militaire, et s'il n'en donne pas Texemple, tout est fini. Si Ton préfère les fainéants de cour au militaire, on verra que tout le monde préférera cette fainéantise au laborieux métier des amies, et alors, au lieu que nos officiers sont nobles, il faudra avoir recours aux roturiers , ce qui serait le premier pas vers la décadence et la chute de Tarmée. ÎSous n avons à présent que soixante- dix citoyens par compagnie; il ne faut poliiL .s'écarter de ce principe, pour ménager le pays, qui, par 1 auguieutation de la population, pourra fournir des ressources ou recrues, si la i^uerre le rend nécessaire. Les forteresses sont eu bon état, à l'exception de Stettin , dont le plan est tout fait. 11 faudrait miner toute Tcnceinte de Magdebourg. La partie dans laquelle nous sonunes le plus faibles est celle du génie. 11 nous faudrait encore trente bons officiers ingénieurs; mais la difficulté est de les trouver. Les mineurs sont bons. Il faudrait également augmenter le nombre des quartiers -maîtres, parce que, supposé trois aimées, leur service demande plus d'babiles gens que nous n'en avons. Notre population est de cinq millions deux cent miUe âmes, dont quatre-vingt-dix mille à peu près sont soldats. Cette proportion