‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 4)Chapitre 3 sur 104 · FRÉDÉRIC ET GUILLAUME · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC ET GUILLAUME

DE BRUNSWIG

ue tout mortel, hélas! facilement s'abuse,

L'illusion, Terreur l'amuse,

Ce qui le flatte le séduit.

J'ai soutenu que la vieillesse, Alors qu'elle a proscrit l'amour, les jeux, les ris,

Et les grâces de nos esprits,

Se consolait par la sagesse :

Chimères d'un vieux radoteur,

Maladroit, ennuyeux, sophiste,

De la perte de son bonheur

Tout étourdi, rêveur et triste!

Quoi! son orgueil blessé veut, dans sa folle ardeu Élever un trophée à sa propre faiblesse!

Ah! croit -il dénigrer par son ton de doeteur La foule des plaisirs dont jouit la jeunesse?

Tes beaux jours se sont écoulés, Sur les ailes du temps les plaisirs envolés, Par le fatal pouvoir de la vicissitude Abandonnant ton corps à la décrépitude;

Quand la passion le conduit !

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