‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 4)Chapitre 38 sur 104 · ÉPITRE A LA REINE DOUAIRIÈRE DE SUÈDE · texte numérisé non relu

ÉPITRE A LA REINE DOUAIRIÈRE DE SUÈDE

Quelque odieux que soit l'éclat du diadème, Si le vice me craint, tout cœur vertueux m'aime; Mes frères, mes parents, ma famille, mes fils Sont tous par sentiment mes fidèles amis.

Ah! puissiez-vous, ma sœur, un temps immémorable Profiter et jouir d'un sort si favorable!

Le rang ni les grandeurs ne font pas les heureux;* Il en est moins encor chez ces ambitieux Qui, de commandements et de puissance avides, Par des tourments pareils à ceux des Danaïdes, Sans remplir leurs désirs se laissent consumer : Ma sœur, on n'est heureux qu'autant qu'on sait aimer.

* La Fontaine commence son poëuic de Phdc'nion et Daucis par ce vers : Ni l'or ni la grandeur ne nous rendeut heureux.

A MA SŒUR AMÉLIE

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