POUR ELLE
Les nymphes, les sylvains de ces épais bocages Viennent vous offrir leurs hommages Rustiques, ingénus comme eux.
Ah ! daignez recevoir de nous , grande princesse , L'encens qu'on brûle à la déesse Protectrice de ces lieux.
Vous remplirez surtout nos vœux , Si, par votre extrême indulgence, D'un moment de votre présence
Vous daignez honorer nos danses et nos jeux.
Sitôt que vous serez sous notre toit champêtre, Il va, transformé, vous paraître Comme celui de Philémon, Dont des dieux le souverain maître En temple changea la maison.
« 12 juillet 17C5.
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A L'ABBÉ BASTIAM."
Croyez , abbé , qu'un front tondu
Ne perd rien lorsqu'on lui confère
Ce bonnet par le haut fendu
Que tout moine et tout sot révère.
Ce bonnet vous est déjà dû,
Et je regarde cette affaire
Comme un problème résolu.
Ah ! qu'on dit bien mieux son bréviaire
Lorsqu'on tient de bons revenus !
Les trésors de la terre entière
Sont destinés pour les élus.
Vous avez le bonheur de plaire
Au vieux successeur de saint Pierre,
Que Luther prend pour l'Antéchrist;
De plus, vous êtes favori
De la déesse de Cythère.
L'un doit vous décorer un jour
De la pourpre de ses apôtres,
Et la mère du tendre Amour
Attend de vous qu'à votre tour
Vous décoriez le front des autres.
A Polsdaui, en 17GG.
» L'abbé Bastiani, ne à Venise, et vivant ordinairement a Breslau, était du nombre des personnes dont le Hoi recherchait la société dans ses heures de loisir. Voyez t. I, p. xx, et t. IX, p. xv, n° XI.
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