‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 4)Chapitre 8 sur 104 · POUR ELLE · texte numérisé non relu

POUR ELLE

Les nymphes, les sylvains de ces épais bocages Viennent vous offrir leurs hommages Rustiques, ingénus comme eux.

Ah ! daignez recevoir de nous , grande princesse , L'encens qu'on brûle à la déesse Protectrice de ces lieux.

Vous remplirez surtout nos vœux , Si, par votre extrême indulgence, D'un moment de votre présence

Vous daignez honorer nos danses et nos jeux.

Sitôt que vous serez sous notre toit champêtre, Il va, transformé, vous paraître Comme celui de Philémon, Dont des dieux le souverain maître En temple changea la maison.

« 12 juillet 17C5.

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A L'ABBÉ BASTIAM."

Croyez , abbé , qu'un front tondu

Ne perd rien lorsqu'on lui confère

Ce bonnet par le haut fendu

Que tout moine et tout sot révère.

Ce bonnet vous est déjà dû,

Et je regarde cette affaire

Comme un problème résolu.

Ah ! qu'on dit bien mieux son bréviaire

Lorsqu'on tient de bons revenus !

Les trésors de la terre entière

Sont destinés pour les élus.

Vous avez le bonheur de plaire

Au vieux successeur de saint Pierre,

Que Luther prend pour l'Antéchrist;

De plus, vous êtes favori

De la déesse de Cythère.

L'un doit vous décorer un jour

De la pourpre de ses apôtres,

Et la mère du tendre Amour

Attend de vous qu'à votre tour

Vous décoriez le front des autres.

A Polsdaui, en 17GG.

» L'abbé Bastiani, ne à Venise, et vivant ordinairement a Breslau, était du nombre des personnes dont le Hoi recherchait la société dans ses heures de loisir. Voyez t. I, p. xx, et t. IX, p. xv, n° XI.

VERS

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