‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 4)Chapitre 83 sur 104 · FRAGMENT · texte numérisé non relu

FRAGMENT

Ami, le sort en est jeté;

Las de plier dans l'infortune

Sous le joug de l'adversité,

J'accourcis le temps arrêté

Que la nature notre mère

A mes jours remplis de misère A daigné prodiguer par libéralité.

D'un cœur assuré, d'un œil ferme,

Je m'approche de l'heureux terme Qui va me garantir contre les coups du sort,

Sans timidité, sans effort

Adieu, grandeurs, adieu, chimères;

De vos bluettes passagères

Mes yeux ne sont plus éblouis.

Si votre faux éclat de ma naissante aurore

Fit trop imprudemment éclore

» Voyei t. XII, p. 5o— 56.

* Ce fragment est extrait de la Vie privée du roi de Prusse, ou Mémoires pour servir à la vie de M. de Voltaire, écrits par lui-même. À Amsterdam, che* les héritier» de M.-M. Rey, MDCCLXXXIV, in-ia, p. ioa-106.

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