AH LA HORT
J*ay deflèndu ma nourrioe et ma mère, La noble France en qui j'ay pris mon estie. Ne yeut naiora, et anasy ' raison dèro, Qu*à père et mère on doit prester sa deztre. Et mesme soy relever de misère!
Voir, qui y fiuilt, à honte puist-il naistre!
POTON DB XAINTRAILLBS '.
Dès que homme naist, subjet naist à trois choses» A prince, à terre et à loy de nature; En ces trois points tiennent leurs fermes poses Tous points dlionneur et d*humaine droiture. Moy donc, voyant le jardin de tes roses* Estre enyay de grevance et d*injure.
Dès que fus né, je promys lermes closes Et d'en venger ma part de la laidure^.
Si donc j*ay fait quelque povre exploitanoe Touchant service et paine corporelle, 0 noble roy, ce ay iait en acquittanoe De mon debvoir, suyvant loy naturelle.
Llxomme entreprent, et Dieu donne prestance A qui poureuit en aigreur sa querelle ; Et tout flourit et croit par habbndance. Là où sens règne en œuvre temporelle.
LA HTBB*.
Aimer droiture et Dieu, et honte craindre En tout haut cas estroit et difficile,
I Var. et n'est-ce.
* Jean dit Poton de Xaintrailles, marôehal de Fnmoe, bailli de Berri, Bénéohal da Limousiii.
* Var. le ekimin iê tu thoui.
^ Var. la p^t ie mm laUure.
* Ktieane de Vignolss, dit I^ Hire. Il partagea avec Xaintrailles Thonneur d*étre le héros le pins populaire de cette époque.