DU ROY CHARLES VII
Labeur y va, vaillanoe y est précise.
Sens y pourvoit (à tel cas tel œuvrage), Le bien s'y quiert, le mal se préadvise»
Et rien n*y va à perte, ne vaucrage.
Si donc d'amour qui le courage aUume
Me loist parler, 6 roy, devant ta face.
D'avoir aymô léaulment me présume,
Car apparu t*en est mainte efficace.
Bien heureux est qui sa vie consume
En devoir ùiie et en oeuvre de grftce ;
Car For du monde emprôs, ce n'est * qu'escume
A qui deffend à suir bonne trace.
MBSSIBB BOBBRT DB FLOQUBS '.
Comme le fait de ton noble royame Pend en subtile humaine intelligence, Appert tout der que ce que plus roy ame, C'est aigre exploit conduit par diligence.
Le mol emprendre infère tel foys bl&me. Et maint haut bien se perd par négligence ; Donc à mon temps tel ay eu los ' et famé.
Qui ne Teust pas, ne fust par indigence.
Donc moy, le moindre entre les corps louables
De ceux qui ont esclarcy ta fortune.
Tant comme ay pu, en leurs vertus voyables.
Les ay suivy par destresse mainte une.
Si mes faits sont petit recommandables,
Aussy n'en quiers-je avoir grftce nésune,
* Var. ne vaut.
' Robert de Flocques, dit Flooquet, bailli d*ÉTrenx, maréchal héréditaire de Normandie.
» Var. gloire.
446 Là MORT
Mais au besoing voit-on Iqs plus aydablès :
Los quis sans cause est folie importune.
LB COMTE D'▲UMALLB^
Quoyque mort soit Testroite fin ultime
De nos destroits' et passages terribles,
Sy n*est-el pas si bydeuse en Testime
Qu'il ne soit cœurs soubs la peur non vaincibles.
Ce fait honneur par lien légitime
Qui contempner leur fait tous cas horribles.
Et de vertu les griLndist et anime,
Mieux amans mort que vivre dépressibles.
Ce ne dy pas, 6 noble roy de France, Par nul esgard à ma povre personne.
Mais pour Textrème oultrageuse vaillance De mes meilleurs dix mille en ta couronne.
Qui xnettans main aigre en ta recouvranoe.
De leur sang rouge ont restably ton trosne, Toy rendant vie en leur mortelle oultrance Et là où mort de gloire les fleuronne.