I.'É0LZ8B
Bien la devez cognoistre doncques.
CX)NOILB.
Sans faute, je ne la vis oncques.
Au moins pièca, si bien ensemble, Comment elle est cy, ce me semble.
L*â0LI8B.
Et que vous semble-il que je soie?
CONCILB.
Je ne scay, mais si vous véoie, Plus à plein au vis, par mon &me,
J'en diroie : ha ! ha! Notre-Dame, Mère-Dieu, pardonnez-moy :
J'ay trop mespris en bonne foy, Que ne vous ay fait révérence.
C'est du moins*. Levez sus; car en ce.
Estes déçu, comme autresfois
Fut un saint convers, je m'en crois, /'
En un lieu, c'on dit Clèrevaux, \
Auquel je remonstray mes maux, \
Comme je pense à faire cy .
L*acteur de Fcril moral * cecy
Raconte, là puet-on lire,
C'estoîe-je, je le puis bien dire,
Qui me monstray au saint preudomme.
En pareille figure comme
On me voit cy, vous m'avez vue
Devant, et m'avez mescongnue.
Or me regardez par derrière :
Suis-je la mère de lumière^
Qui est sans tache et toute belleT
Qu'en dites-vous? Me ressemble-elle!
Elle n'est pas si vermolue,
[Si] povre et villement tenue.
Comme moy. Non, je suis l'Église,
Qui suis gouvernée en tel guise
Comme il appert. Je vous dy voir,
Chascun scet, au moins doit savoir.
Qu'en mon premier estât jadis.
Les benois saints de paradis
Me firent belle et bien ornée.
i Cest-à-dire : Vous ne pouvez pas faire moins. * Xignore quel est ce traité.
Je fus par leur sang coulourée Et par leurs vertus embellie.
Moururent pas, je vous en prie.
Pour moy appostres, confesseurs, Hartirs» yierges et saints pluseurs.
Qui si gprant beauté me donnèrent, Par ce que pour moy endurèrent.
Que pardevant ' ne me cheut puis?
Mais quant est orendroit, je suis Vielle et fade. Tout mal me sourt, Je vous dy, pour le temps qui court.
Par ceux qui me dussent aocroistre, Tant c'on ne me scet recognoistre.
Les vers m*ont ma beauté toUue, Comme on voit. Pour ce suis venue A vous pour y remédier.
Goncil, vueillez estudier Pour mon fait, et c*on me pardonne Si j*ay cy riens dit qui mal sonne ; Car je parle d*affection.
COMCILB.
Dame, c'est bien m'entention D*y mettre brief amendement.
Et vous mercie g^randement - Qu'il vous a plu venir deçà.
J'en suis très-bien joyeux. Or çè.
Pour ce que vous estes TÉglise, Vous serei là premier assise, Moy emprèa comme lieutenant , Et puis vous verrez maintenant La manière que f ay tenue,
t Përie^mU, depuis Ion.
DE BÂSLE.
Ayant que soyez cy venue,
Pour votre restitution.
I Vous verrez Béformation, I G'on peut dire autrement Justice, t Et Paix ^ui font bien leur office / Pour bouter dehors Hérésie, i Qui a garant voix, je vous affie.
\ Ce sont trois points où je procède I A quérir de vos maux remède,
Sur lesquels je mande tout homme
Subgect à Téglise de Rome,
Pour recevoir correction.