RÉFORMATION
.'f ne voy point Pour le présent, voie ou manière
DE BÂSLE. m
D'entamer nouvelle matière, Fors pour France qui attent cy.
FBANCB.
grant mercy ;
à vostre plaisir,
avant par loisir,
...... y retournerez-vous?
CONCILB.
... ou bien il vient vers nous
soustraire
.... doit à tous desplaire.
. . . elle a dit : c'est par elle.
FBANCB.
me renouvelle
trop amèrement.
l'éqlisb.
.... le plus doulcement . . . vivrez, je vous en prie.
BéFOBHATlOM.
vous pas c'on die
dont ce mal lui vient
bien me prévient
qu'elle a souef nourris.
PAIX
maints en y a pourris,
mène ceste dance.
ma mère France
ils m'ont bannie,
fait trop grant folie
fols n'y prennent garde
qui y garde
les autres n'ont fait
.... votre fait bien fairç savoir ravoir.
Afin que par
Nagaires
Et selon
Je vous con
Que le fondement
Toutesvoies
Et m'en desp *
Sy le verrez-vous clèrement.
Maintenant et bien vous souviengne
De la matière, quoy qu'aviengne :
Elle est escripte en pluseurs lieux;
Si Dieu plaist, vous en vaudrez mieux.
C'est ime bonne matière.
Or entendez bien la manière.
Eau pace divitia, ex divitiis
Superbia, ex superbia guerra.
Ex guerra paupertas, ex
PauperkUe humilitas, ex Aumilitaie
Fax.
De paix naist richesse sur terre.
De richesse orgueil, d'orgueil guerre.
De guerre vient povreté,
De povreté humilité.
Mais d'humilité revient paix.
Loys ces dire oncques mais * :
Vous avez eu grand seignourie
> Ce vers est aisé à rétablir :
Et m'en desplaist très-grandement, * n faut pent-étre lire :
Il me loist te dire oncques mais :
Soubs moy, tant que m'avez nourrie. Mais puis que ne me recognustes Et que d'orgueil hordié * fustes, La guerre vous a court tenue Par quoy pauvre estes devenue.
Sy vous convient humilier, S'a vous me voulez ralier :
Nul meilleur conseil, je n'y voy.
amour, ne charité
dez votre humilité.
veult Paix parler.
BéFOBMATION.
roie plus celer
de ce qui me semble
n'auront jà paix ensemble.
un costé n'amolie
et vers Dieu s'humilie
... à Dieu, comme pense, tant faire ... mais qui vous font tant traire
humblement
iedj seurement
.... lieu et qu'ils se vissent *
je croy qu'ils fissent
bonne conclusion
imagination,
seroit leplus brief;
et voit-on le grief,
* Hordié, possédée.
' Peut-être rencontrait-on dans ces vers mutilés le vœu plus ou moins voilé de voir le roi de France et le duc de Bourgogne se rencontrer et conclnre la paix. I.e traité d'Arras était déjà dans tontes les prévisions.
i8 LE CONCILE D£ BÂSLE.
n a cure,
et passé à dure,
de présent endure
sur qui peu dure
et pour les lieux,
m'aist Dieux ' !
* La fin manque.
Je fus indigne serviteur.
Au temps de ma prime jeunesse.
De roultrepasse de valeur,
La joye de mon povre cœur,
Ma parassouvie maistresse;
Mais la mort, par sa grant rudesse,
Envieuse de nostre bien.
Prit son corps et laissa le mien.
Comblé de mort et agrevô
Plus qu^on ne pourroit concepvoir.
Souffrant tourment comme \m dampné,
Désirant de non estre né,
Je fus ainsi qu*en désespoir
Le plus dolant qu*on pourroit voir
De tous ceux que nature a fait.
Par la mort qui m*avoit deffait.
Elle deffît premiers ma dame.
Ma cbierté et mlionneur mondain, Et enversa et mit soubs la lame Bonté, douceur, et bruit et famé;
> Publié d'après le ma. de la Bibl. de Bourgogne, 21590, coUationné sur les mft. de Paris, Bibl. de TArsenal, lY , 814 et Bibl. imp. 15216.