BRUXELLES
F. HEUSSNER, LIBRAIRE-ÉDITEUE, 16, Place Saiote-Godole, 22, iNtagae de la Ceor.
Nous avons recueilli avec un grand soin ce que nous appellerons les œuvres diverses de Chastellain. La plupart de ces pièces, oh Ton trouve un énergique écho des sentiments et des émotions du chroniqueur, offrent un grand intérêt, et elles ne formeront pas moins de trois volumes.
Nous indiquerons rapidement les compositions que nous publions aujourd'hui.
I. — Le mystère du Concile de Bask. Ce poëme, sans nom d'auteur, mais plein de rapports dans la forme aussi bien que dans le style avec les autres mystères de Chastellain, est sans doute lun des plus anciens, car il paraît remonter à Tannée 1 432 ou 1 433 , et peut-être Chastellain était-il encore à ^Université de Louvain, quand il récrivit. Les allusions historiques y abondent, et Ton y remarquera sans doute les plaintes de la France sur la triste situation à laquelle elle se voyait réduite.
IL — Le Pas de la mort. Chastellain y pleure la mort de sa dame. Ce poëme peut répandre quelque lumière sur la biographie de ses premières années. Ne confirmet-il pas ce que notre auteur nous apprend ailleurs qu'il déserta les écoles, quil s'enveloppa d'affections mondaines et que ce fut par de rudes épreuves qu'il fut ramené malgré lui aux enseignements de la foi et de la science ? Cet amour, si tristement rompu par la mort de l'objet aimé, n'aurait-il pas précédé et n'expliquerait-il pas sa retraite à TUniversité de Louvain?